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Tome premier.
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LA CYROPf.DIF.. — L1V. VII.

gauche de son armee, oü etait Hystaspeavec Ia moilie de la cavalerie perse;etl’appelant parsonnom : «Hystaspe,tu le vois, nous avons besoin de tadiligence ordinaire; car si tu le hätais,nous mettrions les ennemis en piüces,sans perdre un seul homme. — Nousnous chargeons, repondit Hystaspe entiant, de ceux que nous avons en face;mais ordonne que les flancs de notrearmee ne restent pas dans l’inaclion. —Je vais y pourvoir, repartit Cyrus : toi,Hystaspe, n’oublie pas que quiconqueobliendra des dieux un premier avan-tage doit se porter ensuite oü les enne-mis opposeront une plus grande resis-tance. » II dit, et continua sa inarcheen se lournanl sur le flanc gauche.Ayant abordele commandant des charsqui couvraient ce flanc : « Je viens pretä le secourir , lui dit-il; des que tu ju-geras que nous avons attaque la poinlede l’aile des ennemis, fais tous tes ef-forls pour les prendre par le flanc. Situ le traverses, tu courras rnoins derisquequ’en restant en degä. » S’etantensuite avance ä la queue des bagages,il y trouva Pharnuchus et Artagersas,ä qui il ordonna de rester ä leur posleavec mille fantassins et mille chevaux:«Quand vous reconnaitrez, ajouta-t-il,que je Charge l’aile droite , tombezsurla gauche; aliaquez-la par la poinle,c’est la parlie la plus faible; mais pourne rien perdre de vos forces, mainle-nez-vous toujours en phalange. Vousvoyez les cavaliers places a l’extremitede l’aile; faites marcher ä leur ren-contre voire escadron de chameaux; etsoyez sürs qu’avant d’en venir auxmains vous rirez a leurs depens. » Cesdispositions faites , Cyrus gagna ladroite de son armee.

Cependant Cresus, ayant remarqueque le corps de balai Ile dont il occupaitle cenire 6tait plus pres de l’ennemi! »

que les ailes qui continuaient de s’elen-dre, lesaverlit parun Signal de ne pasaller plus loin , et de faire un quart deconversion. Lorsqu’elles eurent faithalte, le visage lourne vers Pennemi,Cresus leur ordonna , par un nouveausignal, de marcher en avant. On vitalors trois armees s’ebranler ä la foiscontre celle de Cyrus ; l’une de front,les deux autres sur les flancs de droiteet de gauche. Les Perses en furenteffrayes. De toutes parts, excepte parderriere, ils etaient environnes de cava-lerie , d’lxoplites, de peltophoves, d’ar-chers et de chars; on eüt dit un petitcarre enferme dans un grand.

Neanmoins au commandement deCyrus, ils firent face de tous cötes.L’altente de l’evenement tenait les deuxparlis dans un profond silence. AlorsCyrus , jugeant le moment arrivö, en-tonne un pean ; l’armee entiere y re-pond et ensuite invoque ä grands crisMarsfinyalius. Cyruspart ä la tüted’uncorps de cavalerie , et prend en flancl’aile droile des ennemis; il penetre aumilieu d’eux. Un corps d’infanterie quile suivait ä grands pas, sans rompreson ordonnance, enlame leurs rangspardiflerens endroits, et combat avec toutl’avantage d’une troupe disposee enphalange sur une troupe qui prele leflanc ; de solle que les Assyriens s’en-fuirent avec precipilation.

Artagersas, jugeant que Cyrus avaitengage l’action, marcheä l’aile gauche,precede des chameaux, suivant l’ordrequ’il avail re<;u. Les chevaux ne purentsoutenir , müme ä une grande distance,la vue de ces animaux : saisis d’effroi,ils fuyaient, se cabraient, se renver-saient les uns sur les auires. C’est l’effetordinaire que l’aspect d’un chameauproduit sur les chevaux. Artagersas,avec sa troupe en bon ordre, Chargel’ennemi en desordre, faisant de droite

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