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Tome premier.
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812 ARR1EN,

lantiens; quelques-uns seulement du-rent leur salut ä l’abandon de leursarmes. Clilus, qui, au premier choc,s’etait jete dans Ia ville, y met le feuet se retire chez Glaucias.

Ghap. 2. Cependant quelques ban-nis rentrent dans Thebes pendant lanuit; rappeles par les partisans d’unerevolulion, ils surprennent hors deleurs posles, et dans une entiere secu-rite, Amyntas et Timolaüs, gouver-neurs de la ciladelle de Cadmus; ilsles egorgent, et, se rendanl sur la placepublique, ils invitent, au nom sacrede leur anlique liberle, les Thebainsäquilter le parti d’Alexandre, ä briserle joug insupportable des Macedoniens.Ils ebranlerenl d’autant plusfacilementla mullitude qu’ils ne cessaient d’affir-mer qu’Alexandre avait peri chez lesIllyriens. En effet, depuis long-tempson n’avait eu aucune de ses nouvelles,et celle de sa mort elait l’objet de toutesles conversations, de tous les bruits;de Sorte qu’au milieu de cette incer-litude, chacun, comme U arrive tou-jours, prenait son desir pr.«r la realüememo.

Alexandre, instruit de ces evene-mens, estima qu’ils n’etaientrien moinsqu’ä negliger. La foi de la ville d’Athe-nes lui avait toujours ete suspecte. LesLacedemoniens, dont les esprits luietaientdepuis long-temps alienes, d’au-tres villes du Peloponnese, et les Elo-liens, naturellement inconstans, pou-vaient grossir le parti des Thebains,dont l’audacieuse resolution deviendraitalors inquietanle; il fait aussilöt fran-chir ä son armee l’Eordee et l’Ely-miolis, les rochers de Stymphee et deParya; le seplieme jour, il touche äPellene, ville de Thessalie, la laissederriere lui, et six jours apres entredans la Beotie.

Les Thebains n’apprirent la marche

uv. i,

d’Alexandre que lorsqu’ii parut avectoute son armee ä Oncheste. Alors,meme les auleurs de la defection sou-tenaienl que cette armee elait envoyeedeMacedoine par Antipater; qu’Alexan-dre etait mort; si l’on insistail en ajou-tant qu’il la conduisait en personne,ils dementaient celte nouvelle, en pu-bliant que c’elait un autre Alexandre,fils d’Erope. Cependant le fils de Phi-lippe part d’Onchesle le lendemain,s’approche de la ville, et campe presle bois sacre d’Iolas; il laisse aux The-bains le temps du repentir et de lui en-voyer une deputation. Mais eux, loind’entrer en accommodement, font unevive sortie avec leur cavalerie et leurtroupe legere, dont les traits tombentsur les gardes avancees du camp; quel-ques Macedoniens sont tues. Les The-bains se portaient dejä sur l’armee,lorsque Alexandre les fit dissiper pardes corps d’archers et de Voltigeurs.

Le lendemain il s’avance vers les por-tes qui conduisent vers Eleulheres etAthenes. Sans trop s’approcher desreniparts^ .i campe au pied de la ci-ladelie de Cadmus pour secourir lessiens qui l’occupaient. Les Thebainsl’avaient cernee d’une double circon-vallalion pour fermer toute entree auxsecours exterieurs, et tout passage auxsorties qui auraient pu les inquieterdans leurs excursions et pendant leurrencontre avec l’ennemi.

Alexandre, qui preferait ia voie d’unraccommodement au hasard d’une ac-tion, temporisait encore. Ceux des The-bains qui consuliaient le plus l’interetgeneral etaient d’avis de se rendre etd’obtenir giäce pour la ville; mais lesbannis et ceux qui les avaient appeles,n’en attendant aucune d’Alexandre,quelques-uns m6me des principaux dela Beotie employaienl tout pour exciterle peuple ä combaltre. Alexandre diffe- *