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Tome premier.
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R54 ABKIEN,

ics troupes de ln Beotie et du Pelopon-neso , ni les Macedoniens, ni les Thra-res, ni nucunc cavalerie semblable ä laleui', ni frondcurs el hommes de trait,a la reserve de quelques Cretois et dequelques Rhodiens leves ä la bäte parXeuophon; et que, cependanl, denuesde (outes ces ressources, ils avaient,sous les murs de Babylone, mis en fuileJe grand roi avec son armee, et dompledans leur retraile toutes les nalionsquiavaient voulu leur fermer la route duPont-Euxin. II ajoula loitl ce qu’ungrand general peilt rappelei 1 avant lecombat ä des soldals eprouves. Ils sedisputent l’honneur de l’embrasser, l’e-levenl jusqu’au ciel, et demandent amarcher sur-lc-champ contre l’ennemi.

Cu ap. 5. Alexandre ordonne auxsiens de prendrede la nourriture, et de-Jache quelques chevaux avec des hom-mes de trait pour reconnailrc les defi-les par oü il avait passe. II pari dansl’ombre avec loute son armee pour lesoccuper de nouveau. Il y campe vers lemilieu de la nuil, et fait reposer son ar-mee apres avoir place avec soin des sen-linelles sur tous les points. Des l’auroreil se remel cn marche, faisanl liier sestroupes dans les passages etroits; mais ämesure que le cbemin s elargit, il deve-loppe ses corps en pbalange, qu’il ap-puie ä droite sur les hauteurs, ä gauchesur le rivage, l’infanterie en avant, lacavalerie ensuite : arrive en plaine, ilränge son armee en bataille.

A l’aile droite, il place l’agema et lesbypaspistes, sous le eommandemcnt dejNicanor; pres d’euxlescorpsdeCoenusetde Perdiccas, qui s’elendaient jusqu’aucentre, oü devait commencer le com-bat. Il compose la gauche des troupesd’Amyntas, de Ptolemee et de Melea-gre ; rinl'anlerie est sous les ordrcs deCraterus ; tonte l’aile'esl sous ceux dePutülibtion, qui ne doit point sel«ign<>r

uv. II.

du rivage, erainte d’ötrecernü par lesBarbares; car il etait facile aux Persesd’envelopper les Macedoniens avecleurstroupes nombreuses.

Darius, instruit qu’Alexandre s'a-vnnce en ordre de bataille, fait (raversei 1le Pinare trente mille chevaux et avingt millehotnmes de trait, pour avoirla facilite de langer le reste de son ar-mee. Il oppose d’abord ä la phalangemacedonienne trente mille des Grecsä sa solde , pesamment armes, et sou-tenusde soixante mille Cardaquesarmesde meme, le terrain ne permetlant pointd’en mettre en ligne davantage; versles hauteurs, ä sa gauche, il place vingtmille hommes, dont parlie en face,partie derriere l’aile droite d’Alexan-dre : disposition forcee par la chainedes montngnes qui, formant d’abordune espece de golfe, tournaient ensuitel’aile droite des Macüdoniens. Le restede ses troupes, de toutes armes et delous pays, forment, derriere les Grecssoldes, unc profondeur de rangs aussinombrcuxqu’inutiles, car Darius comp-tait six cent mille combattans.

Arrive dans la plaine, Alexandre de-veloppe, pres de lui ä l’aile droite, lacavalerie des hetaires, des Thessalienset des Macedoniens, et fait filer ä lagauche, vers Parmenion , les Pelopon-nesiens et les autros allies.

L’armee des Perses rangee en ba-taille, Darius rappelle la cavalerie quiavait passe le Pinare pour couvrir sesdispositions. Il en deiache la majeurepartie contre Parmenion; du cöte delamer, oü les chevaux pouvaienl combal-tre avec avantage , et fait passer le restea sa gauche vers les hauteurs : maisju-geant que la difficulie des lieux lui ren-drait ces dei nieres inutiles, il en rejetteencore une grande partie sur la droite :il se place lui-meme au centre de l’ar-mee suivant l’ancienne coutume des