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Tome premier.
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856 ARRIEN,

rie, par ordre de nations; ensuite ildivisa en deux corps, places ä chaqueaile, celui de la cavalerie qui, jusque-lä, n'en avait forme qu’un seul. 11 leurdonna pour chefs les plus vaillans deslidtaires.

Alexandre part de Suse avec son ar-mee, traverse le Pasiligre et entre dansle pays des Uxiens. Ceux d’entre euxqui babitaient les plaines et soumis ä ladominalion des Perses se rendirent. Lesmontagnards independans annoncentau Macedonien qu’il ait ä leur payerle tribut qu’ils exigeaient des rois dePerse pour le passage. Mais Alexan-dre : « Je vous conseille de vous ren-dre dans ces defiles oü vous devezm’arrSter; c’est lä que vous recevrezle tribut. »

II prend avec lui ses gardes, les hy-paspisles et huil mille hommes du restede l’armee, et se dirigeant de nuit parun chemin detourne, ayant pour guidesdes Susiens, il franchitenune marchedes defiles inaccessibles, penetre dansun bourg des Uxiens, les surprend;plusieurs sont tues dans leurs lits, lesautres se dispersent dans les monta-gnes; levainqueur faitunbutin consi-derable. 11 marche precipilamment versles gorges oü il avait donne rendez-vous aux Uxiens pour recevoir le tribut.Craterus qu’il a detache en avant a düoccuper les hauteurs pour fermer la re-traiteä l’ennemi; lui-meme, il doublele pas, s’empare des defiles, ränge sestroupes et fond sur les Barbares aveclout l’avantage du lieu.

Consternes de la rapidile d’Alexan-dre, prives du poste sur lequel ils comp-taient, les Barbares fuient sans en veniraux mains. Unegrande parlie perit sousle fer des Macedoniens qui les pour-suivent, une aulre dans les precipices;le plus grand nombre, se sauvant surles montagnes oü Craterus les a devan-

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ces, y refoivent la mort. Ainsi payesde leur audace, les Uxiens eurenl beau-coup de peine ä oblenir d’Alexandrequ’il leur laissät leurs terres ä la condi-tion d’un tribut annuel.

Ptolemee rapporte que la mere deDarius supplia en leur faveur Alexan-dre, et obtint qu’ils conserveraienl leurspossessions, mais äcondition qu’ils paie-raient en tribut annuel cent chevaux,cinq cents betes de Charge et (rentemille tetes de belail : les Uxiens neconnaissant ni l’argent, ni l’agricullure,et etant un peuple nomade.

Alexandre renvoie ensuite en Perse,par la grande route, les bagages, lacavalerie thessalienne, celle des allieset des etrangers, et les troupes pesam-ment armees sous la conduite de Par-menion.

Prenanl avec lui l’infanterie macedo-nienne, la cavalerie deshetaires, celledes eclaireurs, les Agriens et les ar-chers, il s’avance rapidement par lesmontagnes.

Arrive aux pyles Persiques, il ytrouve le satrape Ariobarzane ä la telede quarante mille hommes, et deseptcents chevaux retranches dans les gor-ges dont il a ferme l’entree par un mur.

Alexandre campe au pied, et desle lendemain entreprend l’attaque. LaPosition du lieu la rendait difficile; lesMacedoniens etaient cribles de blessu-res par les traits ou par le jeu desmachiues : Alexandre fit suspendre l’ac-lion.

Quelques-uns desprisonnlers lui pro-mettent alors de le mener par un che-min detourne. lnstruit de la difficultede ce passage, il laisse Craterus dans lecamp avec la troupe qu’il commande,celle de Meleagre, quelques archers etcinq cents chevaux. Il lui ordonne delivrer l’assaut, des qu’il sera instruit,par le son des trompeties, du passage