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Tome premier.
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ARR1EN, LIV. IV. 881

peuvent s’armer, poussent de grandscris, les altaquent de dessus les rem-parls, landis que d’autres , sortant parles portes etroites menagees entre leslours des murs, viennent les accablerdans leur desastre.

Alexandre fait ebranler aussitöt lecorps d’Alcetas pour sauver les blesseset favoriser la retraite.

Le quatrieme jour, on jette un nou-veau pont; les Indiens developpentla merae vigueur de resistance ; maisvoyant leur chef tomber sous un trait ,et qu’ils avaienl perdu la meilleure par-tiedesleurSjtandisquel’autre etaitbles-see, ils envoient un herautä Alexandre.Resolu de conserver la vie ä ces braves,il les re^oit sous la condition qu’ils ser-viraient dans ses Iroupes. Ils sortent enarmes et viennent camper sur unehau-teur en face du camp des Maeedoniens,dans l’imenlion de fuir pendantla nuit,pour ne point porter les armes contreieurs compatriotes. Inslruit de Ieurre-solution, Alexandre les fait cerner dansl’ombre et massacre jusqu’au dernier.

II entre ensuite dans la ville degarniede defenseurs, et s’y rend maitre de lamereet de lafille d’Assacenus. Alexan-dre ne perdit dans ce siege que vingt-cinq hommes.

II detache Coenus vers la ville de Ba-zire , comptant sur sa reddition ä la nou-velle de la prise deMassagues. Attalus,Alcetas et Demetrius, hipparque, doi-vent tirer une circonvallation auiour dela ville d’Ores, et la bioquer jusqu’ä sonarrivee. Les habitans de cette dernierefont une sortie; mais Alcetas et les Ma-cedoniens les repoussent facilement etles renferment dans la ville.

Coenus ne reussit point dans son en-treprise : les habitans de Bazire, se con-liant dans la force de leur place (eneilet, eile s’elevait sui une hauteur en-touree de tous cöles par une forte mu-i.

raille), rejeterent la proposition de serendre. Alexandre y marche.

II apprend en route que plusieurs desBarbares voisins, detaches par Abys-sare, doivent sejeter dans Ores. Aussi-tot il Charge Coenus d’elever un fort presde Bazire, d’y laisser une garnison pourbioquer les habitans, et de le rejoindreavec le resle de ses iroupes. Ceux deBazire, apres le deparl de Coenus, me-prisant le petit nombre des Maeedoniens,font une sortie : une aclion vive s’en-gage; cinq Cents Barbares sont tues,soixante-dix sont faits prisonniers ; lereste est repousse en desordre dans lesmurs oü les Grees du fort, soutenus parce succes , les renferment plus elroite-ment.

D’un aulre cöle, Alexandre terminafacilement le siege d ’Ores; la place futprise au premier assaut. Il y trouve deselephans dont il s’empare.

A cette nouvelle, ceux de Bazire per-dent courage, et, abandonnant leurvilleaumilieude la nuit, se refugient,avec lesautres Barbares, sur le rocherd’Aorne.

Chap. 10. Cette röche est le plus fortboulevard du pays. On assure que Je filsde Jupiter, Hercule, ne put en triom-pher.

Ge rocher a de tour deux Cents stades,et sa moindre elevalion est de onze; onn’y peut monter que par un esealiertaille dans le roe; de son sommel couleune source pure et abondante. On ytrouve un bois et une etendue de lerreslabourables, dont le produit peut suf-fire ä la subsistance de mille hommes.

Ces renseignemens, et surtout la tra-dition concernanl Ilercule, enflammentAlexandre. Il jette des garnisons dansOres et Massagues, pour contenir cepays et rebätir la ville de Bazire. ßphes-lion et Perdiccas, apres avoir eleve lesmurs d’Orobate, y laissent une garni-

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