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Tome premier.
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ARRIEN,

retranchement oü les ennemis, rassem-bles derriere les chars , etaient pluspresses, et oü les Macedoniens avaientmoins d’espace pour se dcvelopper. Ce-pendant on parvient ä ecarter quelqueschaviots; on se precipite en desordrcpar ces ouverturcs; la phalange cbassedu retranchement les Indiens qui, ne secroyant plus en sürele dans le troisieme,se debandent ei fuient ü grands pasdans la vi 1 le.

Alexandre la fait aussitöl inveslir, etvu bötendue des murs, la eavaleriecerne les endroits que l’infanterie, enIrop petit nombre, ne peut garder, prin-cipalement sous les remparts, aux bordsd’un etang peu profond. Alexandre con-jeclurait que les Indiens, epouvantesdeleur defaite, abandonneraient la vi Ilependant la nuit. II ne s’etait pointtrompe. Vers la seconde veille, quel-ques-uns etant sortis de la vi Ile lom-berent dans les postes avances de laeavalerie oü ils furent lues. Les aulres,parvenus jusqu’ä belang, et le trouvantegalement investi par la eavalerie, re-lournent sur leurs pas.

Alexandre fait tirer autour de la villeune double eirconvallation qui n’esl in-terrompue que par le marais, autourduquet il redouble les postes. On avanceles machines pour battre la ville. DesIransfuges viennenl lui annoncer queles assiöges ont forme Je projel de seretirer en faisant une sortie par le ma-rais. Alexandre y place aussitöl Ptole-mee avec trois mille hypaspisles, tousles Agriens et un corps d’archers; il luidesigne le point par lequel il presumeque les Barbares deboucheront; Pioie-mee, au momenl meme, les arretevadans leur sortie, et fera sonner les trom-pettes : ä ce Signal, tous les chefs doi-vent accounr et secourir Ptolömee;Alexandre n’y sera pas le dernier.

Plolemee rnet en avant, pour cm-

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barrasser le chemin, les chariots queles Indiens avaient abandonnes. 11 sefortifie du reste des palissades qui n’a-vaient point öte employees. Ce travailesl acheve dans la nuit.

Vers la quatrieme veille, les Barba-res sorlent en foule par les portes quiregardent belang. Ptolemee averti sur-prend leurs mouvemens, fait sonner lestrompettes et marebe sur eux en ordrede bataille. Les Barbares sont embar-rasses entre les chars et les palissades.Epouvantes des sons de la trompette,presses de tous cötes par les Grecs, ceuxqui s’avancent sont tailles en pieces,einq cenls perissent, le reste renlre dansla ville.

Porus etait arrive et amenait cinqmille Indiens avec le reste des elephans.Les machines etaient approchees desremparts ; mais avant qu’elles eussentjoue, les Macedoniens, ayant sape lemur et approche de tous cötes les echel-les, empörtem la ville d’assaut. Dans lesac de cette ville perirent dix-sept milleIndiens, soixante-dix mille tomberentau pouvoir de bennemi, ainsi que troisCents chars et cinq cenls liommes deeavalerie.

De son cöte, Alexandre perdit en-viron cenl hommes dans tout le siege,sans parier des blesses en plus grandnombre: on en comptail environ douzecents, parmi lesquels plusieurs chefset, entre autres, Lysimaque somalo-phylax.

Alexandre, apres avoir rendu lesderniers devoirs aux guerriers morts,envoya son secretaire, Eumenes, avectrois cents chevaux, vers les habitansde deux vilies qui avaient pris parliavec ceux de Sangala. Eumenes devaitleur annoncer le sort de cette eite, lesengager ä se rendre, ä leur promettre,de la pari d’Alexandre, les memessü-

retes qu’avaient trouves ceux des Bar-