MEM01RI5S m; VICOMTE DE TFRENNE.
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el ne souhaitait poinl que la guerrefüt attiree vers ees quartiers-lä ; maisla fermete de M. de Turennc le fit re-soudre ä se remetlre ensemble.
M. de Turenne, ayant fait retirerses troupes dans le comte de Waldeck,alla jusqu’a Cassel, oü il reQut beau-coup de civilites de madame la land-grave , et connut que tout ce qu’ilavait ou'i dire d’elle etait vöritable;qu’elle avait beaucoup de jugement,de courage et de conduite en loutcsses actions. Elle fit rassembler sestroupes, qui montaient ä six millehonmies, laissant ses places remplies,et M. Kcenigsmark, qui avait plus dequatre mille liommes, s’avaiif.a aussisans perdre de tcmps.
M. de Turenne , ayant eu nouvelleque M. de Merci, s’etant approche ,avait attaquö Kircheim (1) , peliteplace ä l’entree de la Hesse , manda augouverneur que s’il pouvait tenir cinqousix jours, il serait secouru, ce quilui fit premlre la resolution de ne sepas rendre , quoiqu’il y eut une assezgrande brbche faite. Les Fran^ais,ayant jointM. Koenigsmarket les Iles-sois, marchürent droit ä l’cnnemi,qui leva le siege environ le dix ou dou-zibme jour apres que la bataille deMariendal avait 6t6 donnee. M. deTurenne pouvait avoir de reste troisou quatre mille chevaux et seulementdouze ou quinze cents hommes de piedqu’il avait ramasses; l’ennemi s’etantretire vers la Franconie , les trois ar-mees demeurerent quelques jours dansle pays de M. le landgrave de Darm stadt . Dans ce temps-lä, on eut nou-velle que M. le duc d’Enghien, avecsept ou huit mille hommes, marchaitvers le Rhin , ce qui obligea M. de Tu-
(1) On n’a pu lire dans l’original le nom dela ville assidgie; mais Puffendorf l’appelle Kir-Vhaim
rönne , joint avec M. Kcenigsmark etles Hessois, d’ailer dans le pays deDarmsladt et de la dans la Bergstrasse pour le joindre.
M. d’Eughien passa le Rhin versSpire, et il fut resolu que les armeesjointcs marcheraient vers le Necker,et que l’on tücherait d’arriver ä Ilail-bronn avant i’ennemi. On marcha engrande diligence avec un gros corpsdecavalerie d’avant-garde, ä une heured’IIailbronn, ou l’on vit l’armee enne-mie qui arrivait de l’autre cöt6 duNecker, et qui se mettait en bataillesur un cöleau de vignes aupres de laville, ce qui fit faire halte ä l’avant-garde. On attendit l’infanterie, qui6tait assez eloignee, et l’on campa cesoir en ce lieu. Yojant qu’on ne pou-vait pasaltaquer llailbronn ni passer leNecker en cet endroit-lä, toule l’ar-mee des enneinis y etant opposöe, onmarcha a Wimpfen, petite ville sur leNecker, ä deux heures au-dessousd’Hailbronn; on mit promptement lecanon en batterie, et la ville se rendit.Il me semble qu’il n’y avait pas plusde trois Cents hommes dans la place.
L’ennemi, voyant que l’on avaitpar ce moyen un passage sur le Necker,laissa une bonne garnison ä Hailbronn,se retira et alla camper ä Fcuchtwang,oü il fit quelques retranchemens. L’ar-mee du rui, laissant peu de gens dansWimpfen , passa le Necker; M. Kcenigs-mark, voyant les enneinis eloignüs etbien aises d’ötre a part en Franconie ,feignit d’ötre mecontent de M. Ieprince sans aucun sujet legitime (1),s’en separa sans prendre conge de lui,marcha deux jours vers le Mein sanss’arrüter, et on n’eut plus aucune nou-velle de lui. C’est un liomme nourri
(1) Le vicomie cache toujours les faules desautres, en relevant les siennes.