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Tome quatrième.
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MEM01RI5S m; VICOMTE DE TFRENNE.

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el ne souhaitait poinl que la guerrefüt attiree vers ees quartiers- ; maisla fermete de M. de Turennc le fit re-soudre ä se remetlre ensemble.

M. de Turenne, ayant fait retirerses troupes dans le comte de Waldeck,alla jusqua Cassel, il reQut beau-coup de civilites de madame la land-grave , et connut que tout ce quilavait ou'i dire delle etait vöritable;quelle avait beaucoup de jugement,de courage et de conduite en loutcsses actions. Elle fit rassembler sestroupes, qui montaient ä six millehonmies, laissant ses places remplies,et M. Kcenigsmark, qui avait plus dequatre mille liommes, savaiif.a aussisans perdre de tcmps.

M. de Turenne , ayant eu nouvelleque M. de Merci, setant approche ,avait attaquö Kircheim (1) , peliteplace ä lentree de la Hesse , manda augouverneur que sil pouvait tenir cinqousix jours, il serait secouru, ce quilui fit premlre la resolution de ne sepas rendre , quoiquil y eut une assezgrande brbche faite. Les Fran^ais,ayant jointM. Koenigsmarket les Iles-sois, marchürent droit ä lcnnemi,qui leva le siege environ le dix ou dou-zibme jour apres que la bataille deMariendal avait 6t6 donnee. M. deTurenne pouvait avoir de reste troisou quatre mille chevaux et seulementdouze ou quinze cents hommes de piedquil avait ramasses; lennemi setantretire vers la Franconie , les trois ar-mees demeurerent quelques jours dansle pays de M. le landgrave de Darm­ stadt . Dans ce temps-, on eut nou-velle que M. le duc dEnghien, avecsept ou huit mille hommes, marchaitvers le Rhin , ce qui obligea M. de Tu-

(1) On na pu lire dans loriginal le nom dela ville assidgie; mais Puffendorf lappelle Kir-Vhaim

rönne , joint avec M. Kcenigsmark etles Hessois, dailer dans le pays deDarmsladt et de la dans la Bergstrasse pour le joindre.

M. dEughien passa le Rhin versSpire, et il fut resolu que les armeesjointcs marcheraient vers le Necker,et que lon tücherait darriver ä Ilail-bronn avant iennemi. On marcha engrande diligence avec un gros corpsdecavalerie davant-garde, ä une heuredIIailbronn, ou lon vit larmee enne-mie qui arrivait de lautre cöt6 duNecker, et qui se mettait en bataillesur un cöleau de vignes aupres de laville, ce qui fit faire halte ä lavant-garde. On attendit linfanterie, qui6tait assez eloignee, et lon campa cesoir en ce lieu. Yojant quon ne pou-vait pasaltaquer llailbronn ni passer leNecker en cet endroit-, toule lar-mee des enneinis y etant opposöe, onmarcha a Wimpfen, petite ville sur leNecker, ä deux heures au-dessousdHailbronn; on mit promptement lecanon en batterie, et la ville se rendit.Il me semble quil ny avait pas plusde trois Cents hommes dans la place.

Lennemi, voyant que lon avaitpar ce moyen un passage sur le Necker,laissa une bonne garnison ä Hailbronn,se retira et alla camper ä Fcuchtwang, il fit quelques retranchemens. Lar-mee du rui, laissant peu de gens dansWimpfen , passa le Necker; M. Kcenigs-mark, voyant les enneinis eloignüs etbien aises dötre a part en Franconie ,feignit dötre mecontent de M. Ieprince sans aucun sujet legitime (1),sen separa sans prendre conge de lui,marcha deux jours vers le Mein sanssarrüter, et on neut plus aucune nou-velle de lui. Cest un liomme nourri

(1) Le vicomie cache toujours les faules desautres, en relevant les siennes.