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Tome cinqième.
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HIST01IUI DE MOS TEMPS.

dans eette retraite; les hussards en- ;nemis ieur enlevbrent un bataillon quifaisait leur arriöre-garde. Yainementvoulut-on leur persuader de se joindreaux Francais , ils traversürent les quar-tiers des Prussiens pour se cantonnerdans le Cercle de Satz, sur les frontiü-res de leur ülectorat. Par leur düfec-tion, les Francais afiaiblis demeure-rent ä Plseck sans secours. Le fardeaude la guerre pesait presque unique-ment sur les üpaules des Prussiens, etles ennemis puisaient, dans l’affaiblis-sement des allies, les espürances lesplus flatteuses de leurs sucees.

Pendant que les Prussiens se refai-saient en llohüme de leurs fatigues,que les Francais sommeillaient ä Pi-seck et que les Saxons s’üloignaient, Ieplus vite qu’ils pouvaient des hasardsde la guerre, le prince de Lorraine ren-trait en Moravie ; le prince Thierryd’Anhalt lui prüsenta la bataille au-pres de Wischau. Son poste etait sibien pris, que les troupes de la reinen’oserent le brusquer. Les Prussiensrestürent dans cette Position, et ne laquittürent qu’aprüs avoir consumü ledernier tonneau de farine qui restaitdans leur magasin. Le prince Thierrypassa les montagnes de la Moravie , etassit son camp entre Troppau et Jae-gerndorff, sans que I’armee ennemiefit mine de le suivre. Dans cette re-traite, les dragotts de Nassau , nouvel-lement leves, eurent une affaire (1)avec les hussards autrichiens, oü ils sesignalürent par leur valeur et par leurconduite. En müme temps le rügimentde Canneberg (2) se fit jour ä traverstrois mille ennemis qui voulaient lecouper de l’armüe, et s’acquit beau-coup de gloire. Les gendarmes quicantonnaient furent attaouüs de nuit

(1) A Napagedell.

£st) Entre Preratt et Gr®lz.

IV

i dans un village oü l’eilneini avait mis

1 le feu. La moitie des escadrons sebattit ä pied au milieu des flammcs,pour donner aux autres le temps demonter ä cheval; alors ils donneren!sur les Autrichiens, les battirent eileur firent des prisonniers; un colonelliredow les commandait. Ces faits nesont pas importans; tnais commentlaisser pürir dans 1‘oubli d’aussi bellesactions, surtout dans un ouvragc quela reconnaissance consacre ä la gloirede ces braves troupes? Cependant quepouvait-on prüvoir de cette guerre, enreflechissant sur le peu d’accord quiregnait entre les alliüs. sur les pitoya -bles generaux qui conduisaicnt lesFrancais , sur la faiblesse de leur ar-müe, sur la faiblesse, plus grande en-core, de celle de l’empereur, sinonque les vastes projets du cabinet deVersailles , qui semblaient devoir s’ac-complir l’annüe prücüdente, ütaientalors plus que douteux.

De tels pronostics, fondüs sur desfaits certains, avertissaient le roi de nepas s’enfoncer trop avant dans ce laby-rinthe, mais d’en chercher l’issue auplus tüt; bien d’autres raisons se joi-gnaient encore ä celles que nous ve-nons de rapporter pour rcnouer la nü-gociation de la paix avec la reine deHongrie . Le lord Hindfort fut employepour moyenner cet accommodement;il y ütait pfus propre qu’un autre, vuqu’il avaitdüjä travaillü a la reconcilia-tion des deux puissances, et que sonamour-propre se trouvait intCresse äcouronner son ou vrage. II trouvala courde Vienne moins docile que par le pas-se; l’affaire de Lintz, l’Cvacuation de laMoravie et la defection des Saxons luiavaient rendu son ancienne fiertü. SesnegO'C.iations secretes ä la cour de Ver-sailles lui faisaient müme porter sesvues plus loin. On a vu de tout temps