FREDEMC H.
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Tous ces faits, que nous venons de de-tailler, montrent bien que le roi dePrasse n’avait pas parfaitement reussidans ses intrigues, et que cc qu’il putobtenir de la Russie ne repondait pasentierement ä ses esperances. C’etaittoujours beaucoup que d’avoir assoupi,pour un temps, la mauvaise volonted’une puissance aussi dangereuse; quigagne du temps a tout gagnfe. On fitencore un essai pour une associationdes princes de l’empire. On pouvaitcompter sur le landgrave de Hesse ,sur le duc de Wurtemberg, sur l’elec-teur de Cologne et lelecteur palatin;on avait febranlfe i’fevöque de Bamberg;mais il fallait acheter leur assistance :point d’argent, point de pririce d’Al-lemagne. La France he voulut pasconsentir aux subsides qu'il lui en eutcoütfe, et la chose manqua une troi-sifetne fois. II aurait etfe ä souhaiterqu’on eüt pu s’entendre avec la courde Saxe ; mais on y reneontra plusd’obstacles que partout ailleurs. Le roide Pologne fetait mecontent de ce quela paix de Breslau ne l’avait pas mis enpossession de la Moravie ; il croyaitconquerir des provinces ä coups deplume. Il fetait jaloux de oe que la mai-son de Brandebourg avait acquis laSilfesie, et de ce qu’il n’avait rien ga-gnfe ä oette guerre; il croyait que sespretentions sur la succession de Char-les VI fetaient les mieux fondfees; ilenviait la couronne imperiale ä l’elec-teur de Bavifere, et dfetestait les Fran-,cais, qu’il accusait de l’avoir trompfe.Des dispositions aussi favorables n’e-chapperent pas ä la cour de Vienne.Ce nfegociateur ffeminin, lavieille de-moiselle Kling, fetait toujours a Dresde ;eile mfenagea si bien l’esprit du roi, dela reine, du comte *** et du confesseur,qu’elle les amena ä la rfesolution des’allier avec la reine de Hongrie . Bien-
töt la irägociation ne reneontra plusd’obstacles. On conclut une alliancedefensive entre 1’Antriebe, l’Angle-terre et la Saxe , dont les articles se-crets furent signes ä Varsovie . Lesparties contractantes se gardferent biende les publier. Cela n’empöcha pas quele roi de Prasse ne s’en procurät unecopie; et, comme ce traitfe fut une descauses principales de la guerre que leroi dfeclara dans la suite H la reine deHongrie , il sera nfecessaire que nousen rapportions quelques articles, quijustifieront, aux yeux de la postörite,la guerre qu’clles produisirent:
« Art. 2. Pour cet effet, les allifes» s’engagent derechef ä une garantie» tout expresse de tous royaume,» etats, jxiys et domaines qu’ils posse-» dent aetuellement ou doirent posse-» der en vertu du traite d'alliar.ce fait d» Turin en 1703; des traites de paixb d’Utrecht et de Broda; du traite deb paix et d’alliance communfement ap-» pele la quadruple alliance ; du traitfeb de pacification et d’alliance conclu a» Vienne le 10 mars 1731; de l’acte» de garantie donne en consfequence,» et passfe en loi de I’empire le 11 ffe-» vrier 1732 ; de l'acte d’accession si-b gnfe pareillement en consequence a» La Haye le 20 fevrier 1732; du traite» de paix signö ä Vienne le 18 no-» vembre 1738; de l’accession qui y ab ete faite et signee a Versailles le 3b ffevrier 1739; tous lesquels traitfess sont pleinement rappelfes et confir-8 mes ici, autant qu’ils peuvent con-b cerner les allifes, et qu’ils n’y ont pasb döroge specialement par le presentb traitfe. b
Quiconque lit cet article avec im-partialite, doit y trouver le germed’une alliance offensive preparee con-tra le roi de Prasse, t a reine de Hon-grie se fait garantir des Etats qu’elle