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fuit en ßohöme, perdit neuf centshommes ü cettc a (faire Les Prussienspnrent trois canons et firent Cent hom-mes prisonniers; il ne leur en coütaque Irente snldats, tant morts que bles-s6s. On regretta beaucoup le bravecolonel Gaudi, ofllcier de r6putation;il avait rendu un Service important aufeu roi lors du siege de Stralsund ; ilindiqua un passage par lequel on serendit mailre du retranchement desSu^dois en le tournant du cöt6 de lamer, qui alors 6tait basse. Tant de suc-cös, aussi rapides, encourag£rent lesPrussiens, et ötörent aux Iroupes dela reine l’envie de prolonger cetteCampagne. Chacun retourna, de soncöt£, dans les quartiers d’hiver, et de-meura tranquille chez soi.
La Fortune avait encore marquö safaveur aux Prussiens par la naissanced’un fils dont la princcsse de Prusse6tait accouch6e (1), ce qui assurait lasuccession ä la branche regnanle, qui,jusqu’alors, ne s’ötait (Hendue qu’auxtrois fr£res du roi. A Berlin , la couraltendait l’arrivöe du mankhal de Bcl-le-Isle, que Louis XV envoyait ä sesalli6s, pour concerter avcc eux les me-sures a prendre pour l’ouverture de laCampagne prochaine. Le mar£chal s’6-tait rendu ä Munich , de lä ä Cassel,oü il fut averli d’eviter, pour se rendreä Berlin , le chemin par le pays de Ha-novre. On lui indiqua une route plussüre, qui menait par le Eichsfeld äHalberstadt . Le maröchal, imbu deson caractöre dambassadeur et du ti-tre de prince d’AUemagne, rejeta celavis, et, par une suite de cct aveugle-ment, prit le chemin ordinaire. A pei-ne arrive-t-il a Elbingerode , que desdragons hanovriens l’arrötent; il a lapresence d’esprit de dechirer tous ses
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papiers. On le mene en triomphe üHanovre , oü le conseil s’applaudit d’a-voir pris un mar^chal de France ,
1 homme de confiance de la ligue deFrancfort , enfin un homme qui jouaitun si grand röle en Europe . Il esttransfere en Ang'.eterre; on lui donnepour prison le thäteau de Windsor, oüil reste quelques mois, et il n’est6chang6 qu’aprös la b?taille de Fonte-noy. La fiertö du roi de France souf-frait de l’alfront que les Hanovrienslui faisaient dans la personne de sonambassadeur. On disait ä Versailles que les Hanovriens avaient manqu6,dans cette occasion, au respect du ä lamajeste impöriale et au droit des gens,en arrötant sur les grands chemins, etainsi qu’un voleur, un homme revütud’un caractere public. On disait ä Lon-dres qu’aprbs la declaration de guerre,tout oHicier fran^ais, qui traversaitsans passe-port les terres du roi d’An-gleterre, pouvait ütre arrüte de bondroit; que le mardchal de Belle-Isle6tait officier et non ambassadeur, cecaractöre, d’ailleurs, n’elant point in-delebile, et valable seulement a la couroü le ministre est accrüditü. Il n’yavait proprement que la vengeance duroi d’Angletcrre d’interessee a l’hu-miliation du maröchal de Belle-Isle.Georges le regardait comme l’auteurde la guerre d’Allemagne , comme unhomme qui 1 avait torcö $ donner savoix a l’empcreur Charles VII , et quil’avait conlraint, l’annee 17VI, d’ac-ceptcr la neutralit6. lorsque le marö-chal de Maillebois menacait 1 ülectoratde Hanovre . Le marächal de Belle-Isleetait donc regarde comme l’ennemijure de la maison de Brunswick. Aces desagremens publics qu’cssuyaitLouis XV , il s’en joignait de particu-! liers. La duchesse de Chätcauroux| exilöe de Metz , mourut de douletur