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Tome cinqième.
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FKEDEIUC II.

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Vienne, dont Seckendorff l’avait en-vironnte. L’empereur, son p6re, lui diten raourant : « N’oubliez jamais les» Services que le roi de France et lev roi de Prusse vous ont rendus, et ne» les paycz pas d’ingratitude. » Cesparoles, qu’il avait dans l’esprit, ren-dirent un moment sa piume immobileentre ses doigts; mais l'abime oü il setrouvait, les impostures de Secken-dorff et l’espörance d’une meilleurefortune, le döterminürent ä signer letraite de Füssen le 22 avril de l’annee1745. Par ce traitü, lareine de Hon-grie renonpa a tout düdommagement,et promi t de retablir l’eleeteur dans lapossession enttere de ses Etats; de soncötü, l’ülecteur renonpa, pour lui etpour sa postdritd, ä loules les prdten-tions que la maison de Baviöre avaitaux Etats de la maison d’Autriche ; iladhera ä l’activite de ia voix de Bohe-me, et engagea la sienne pour l'elec-tion du grand-duc a la dignitü impü-riale; il promit, de plus, de renvoyerses auxiliaires, ä condition quils neseraient point inqutetes dans leur re-traite, et que la reine de Hongrie s’en-gagerait ä ne plus tirer de contribu-tions de la Baviere . Ces derniers arti—des furent si mal observüs par lesAutrichiens, qu’ils düsarmörent lesHessois p f les menhrent prisonniersen llo.igrie, et que souspretexte d’ar-rürages, ils tirörent encore de grossescontributions de la Baviere . C’est ainsique finit la ligue de Francfort , et queles Autrichiens firent voir que lors-qu’ils sont soutenus par la prospdritü,rien n’est plus dur que le joug qu’ilsimposent. Mais quel spectacle plusinstructif pour les bisognosi di gloria etpour les politiques qui se flattent dedöterminer les futurs contingens, quele rüsumd de ce qui arriva au com-mencernent de cette ann<te? L’empe-

reur decöde, son fils fait la paix avecla reine de Hongrie , le grand-duc deToscane va devenir empereur, le trai-tü de Varsovie ligue la moitte de l’Eu-rope contre la Prusse, l’argent prift-sien retient la Russie dans l’inaction,l’Angleterre commence ä pencher pourla Prusse. Le roi avait bien pris sesmesures pour se defendre; c’ütait doncde la Campagne qui allait s’ouvrir qu’al-laient dependre la reputation et la for-tune des Prussiens-

CHAPITRE XI.

Campagne d'Italie . — Campagne de Flandre.— Ce qui se pa-sa sur Ic lihin.— Evcnc-mcns qui prdc^dercnt les opdrations de l'an-nde 1745.

Pour ne point interrompre dans lasuite Ic fil de notre narralion, nouscroyons qu’il est ä propos de rapporteren abrügü ce qui se passa en Italie , enFlandre et sur le Rhin , avant que d’envenir aux operations des troupes prus-siennes en Sitesie. Il faut se rappeierque M. de Gages avait pris son quar-tier a Terny, et qu’il dtablit ses Espa-gnols et ses Napolitains des deux cötesdu Tibre. M. de Lobkowitz avait sonquartier ä Imola ; l’armee de donPhilippe 6tait en partie en Savoie et en partie dans le comtü de Nice .Les Espagnols ouvrirent la Campagnepar la prise d’Oneglia. L’armee fran-paise et espagnole s’assemida aux envi-rons de Nice. Le prince de Lobkowitz s’avanpa alors jusqu’ä Cesöne ; M. deGages marcha ä lui, le battit, le 31mars, auprös de Ri mini, lui fit septCents prisonniers, le poursuivit jusau'aLugo; le prince Lobkowitz se retirapar Boulogne, passa le Tanaro et seposta a Campo-Santn. M. de Gage*