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EREDERIC II.
mille hommes, la citadelle de cetteville. Les Espagnols etaient donc, a lafin de cette Campagne, mailres depresque toutela Lombardie , ä l’excep-tion de Turin, de Mantoue et de quel-ques eitadclles qu’ils tenaient blo-queesi Ces succes rapides etaient dusau genie de M. de Gages, et en partieau sccours des Genois. La prosperitö,comme nous l’avons dit, cst confiante;
Les allies, sentant de quelle impor-tante il etait pour eux de sauverTournay , resolurent de tout hasarderpour obliger Louis XV a lever ce sie-ge. Du cöte du Sud, en remontant larive drnite de l’Escaut, cst situd le vil-lage de Fontenoy, lieu jusqu’alorsobscur, mais qui est devenu celebrepar l’dvenement qui porte son nom.Ce fut dans cette contree que le mare-
elle assoupit ces vainqueurs de I’Dalie j clial de Saxe choisit un terrain qu’ilä l’ombre de rnurs lauriers. II etait in- ; crut assez avantageux pour renverserdispensablc, pour assurer leurs quar- les projets du duc de Curnbcrland entiers, qu’ils possedassent les eitadclles ■ s’y presentant. 11 ne laissa au siegede Milan etd’Alexandrie . Un peu d’ac-! qu’un nombre süffisant de troupestivitö aurait suffi pour les en rendre pour le continuer; il appuya sa droitemaitres; mais ils manquörent d’balei- a TEscaut, garnit d’infanterie et dene, lorsqu’il ne lcur restait que quel- ; canons le village d’Antoing, situö auques pas a faire pour remporter le bord de cette riviere, forma ses deux
prix de leur course.
Les armes des Bourbons prospöre-rent cette ann6c en Flandrc commeen Itnlie. Louis XV s’elait mis ä latöte de son armöc de Flandrc, compo-söe de quatre-vingts mille hommes; lemarechal de Saxe coinmandait souslui. A l’ouverture de la Campagne, lesFrancais firent de fausscs demonstra-tions sur differentes places, et ils in-vestirent subitement Tournay . Gelteville, une des principalcs places de labarriöre, ötait defendue par une gar-nison de neuf mille llollandais; la hon-te de ses ouvrages et la force de la ci-tadelle, que Vauban avail construile,preparait aux assiegeuns bien des obs-tades et des dithcuites a surmonter.Les alliös, sous le commandement duduc de Cumberland et du maröchalKcenigseck, n’avaient que cinquantemille hommes ä opposer aux forcesdes Francais ; ils s’avancörent cepen-dant du c6lö de Tournav, et vinrentcamper dans les plaines d’Anderlech.Ce voisinage n’empöcha pas lesFran-
iignes d’infantcrie en potence vers lemont de la Trinite , qui se trouvait äl’extremite de sa gauche; sa cavalerie,rangee derriere son infanteric, ldr-mait sa troisiüme ligne; de plus, levillage d’Antoing etait flanque d’unebatterie qui s’elevait sur 1’autre rive deTEscaut; trois redoutcs, lardees d’in ■fanterie et de canon, couvraient sonfront de bataiile; vers la gauche deson armöe regnait un bois ou les Fran-pais Qrent des abatis pour le rendreimpralicable. Le 11 mai, des l’aube dujour, l’armde des allies deboucha dubois de Bary, et se forma dans la plai-ne, sur deux lignes, vis-ä-vis de Tar-mee francaise. La gauche des alliösengagea l’affaire. Les troupes hollan-daises devaient attaquer les villagesde Fontenoy et d’Antoing; elles s’yporterent mollement, et furent deuxfois de suite vigoureusement repous-sees par les Frangais. Alors les Anglais dötachörent quelques brigades pours’emparer des redoutcs qui couvraientle front de l’nrmöe frangaise. Le gönö-