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ser des obstacles que rennend lui op~posait, s’empara des hauteurs voisineset des defiles les plus considerablesavec quelques bataillons, et au döbou-cliö des gorges,' il forma les regimcnsde Geslcr et de Louis cavalerie, quitomberent avec toule l’impetuosite pos-sible sur le regiment d’Ogilvi, en tail-lörent en piöces la plus grande partie,puis fondirenl sur eelui d’Esterhazy,qui formait la seconde ligne, le passö-rent au fil de l’öpöe, puis aprös s’ötreralliös attaquörent les dragons de Go-tha, qui devaient soutenir cette infan-terie autrichienne, les mirent en de-route et firent un grand massacre desfuyards. Les ennemislaissörentplusdehuit cents morts sur la place; leurstroupcs irregulieres, qui etaient spec-tatrices de ce combat, ayantvu le tristesort des troupcs rdglöes, s’enfuirentdans le bois en jetant des cris affreux.Le margrave donna dans cette journeedes marques de valeur dignes du sangde son grand pöre, l’electeur Fredöric-Guillaume. Le general de Schwerin ,en chargeant ä la töte de cette cavale-rie qui döfit de suite trois corps diffd-rens, s’acquit une röputation d’autantplus öclatantc, qu’elle servit d’öpoqueä celle de la cavalerie prussienne. C’estune chose ötonnante que la prompti-tude avec laquelle l’audace ou la ter-reur se communique ä la multitude.En 1741 la cavalerie des Prussiens ötaitle corps le plus lourd et en möme tempsle moins animö qu’il y eüt dans les ar-möes europöennes; en l’exerfant, enlui donnant de l’adresse, de la vivaciteet de la confiance dans ses propresforces. le roi parvint ä changer entiere-ment la physionomie de ce corps quidevint digne de l’infanterie. Les pei-nes. les röcompenses, le bläme et lalouange, employes ä propos, changentl’esorit des hommes et leur inspirent
des sentirneris dont on les aurait cruspeu susceptibles dans l'ötat abruti deleur nature ; joignez ä cela quelquesgrands exemples de valeur qui les frap-pent, comme ceiui que nous venons derapporter : alors l’ömulalion gagne lesesprits, l’un veut l’emporter sur lautre,et des hommes ordinaircs deviennentdes höros. Les talens sont souvent en-gourdis par une sorte de lethargie; dessecousses fortes les reveillent; ils s’e-vertuent et se developpent. Le meriteestime et recompense excite l’amour-propre de ceux qui en sont les tenioins.Dans l’ancienne Korne les couronnesciviques et murales, et surtout lestriomphes, aiguillonnaient ceux quipouvaient y prötendre. 11 ölait doncnecessaire d'exalter dans l’armöe laglorieuse actioa de Jsegerndorff. Lemargrave, le gönöral Schwerin et ceuxqui s’y ötaient signales, furent reguscomme en triomphe; la cavalerie'at-tendait avec impatience l’occasion d’e-galer, möme de surpasser ees heros;tous brülaient de l’ardeur de combat-tre, de vaincre. Sous ces heureux aus-pices toute l'armee fut rassemblee le28 mai dans le camp de Frankenstein,ä l’exceplion des troupesqui gardaientles places et d’un corps de six batail-lons et de vingt escadrons avec lesquelsM. de Hautcharmoy qui faisait face aEsterhazi, pouvait se retirer dans lesforteresses de Cosel, de Brieg et deNeisse , au cas que la supöriorite del’ennemi l’y forfit.
CHAPITRE XII.
Bataille de Friedberg. — Marche en Bohöme;ce qui s’y |iassa. — Bataille de Sorr. — Re-tour des troupes en Silisie.
La Situation du roi ötait toujours criti-que. Lapolitique lui presentait des aal-