FREDERIC II.
dier et de le placerä l’endroit oü ('■taitla sentinelle; ils faisaient mouvoircette poupee avec des cordes, de sortequ’a une certaine distance on la pre-naitpourun komme; ils s’embusque-rent en möme temps dans des brous-sailles voisines. Les pandours arriventet tirent, 'e manncquin tombe, lesvoila qui veulent se jeter dessus; aus-sitöt partim feu tres vif des broussail-les, les grenadiers fondent sur eux etfont prisonniers tous ceux qu’ilsavaient blosses: dcpuis ee temps-lä ceposte fut tranquille.
Mais revenons a des objets plus im-portans. Depuis la bataille de Fried-borg, le prince de Lorraine n’avaitCesse d’importuner la cour pour qu’ellele renforfiH. On lui envoya alors huitrdgimens, lires en partie de la Baviere ,de l’armde du Rhin et de la garnisonde Fribourg , dont l’ecliange venait dese faire avec les Franpais; mais enmthne temps que ces secours arrivc-rent, le duc de Weissenfels le quitta,ne lui laissant que six mille Saxons, aulieu de vingt-quatre mille qu’il avait.Yoici la raison de cette retraite : leroi avait dto informe que le roi de Po-logne etait en ncgociation avec lesBavarois, pour prendre, moyennantdes subsides, six mille hommes de sestroupcs ä son Service. Ces troupes au-raient pu faire une föcheuse diversiondans le Brandebourg. Les voies d’ac-commodement etaicnt fermees enSaxe ; la seule fagon de contenir cettecour dtait celle de lintimider. Pouricet effet le prince d’Anhalt rassemblases troupes auprös de Halle; il fut ren-force par quatre regimens d’infanterieet trois de cavakrie, que M. de Gesslerlui mena de Boheme. Les Saxons pou-yai.cn t s'attendre que le prince d'An-halt agirait offehsivement contre eux;pe corps etait assez fort pour les sub-
juguer. Un manifeste parut en mfemotemps, dans lequel on deelarait que leroi ayant devant lui l’exemple de lareine de Hongrie , qui avait traite enennemis les allies et les troupes auxi-iiaires du defunt empereur, savoir lesHessois, les Palatins et les Prussiens,que le roi, dis-je, se croyait aulorise atraiter egalement en ennemis lesSaxons, auxiliaires de la reine de Ilon-grie, et ä leur faire eprouver tout lemal qu’ils avaient fait ou medite defaire anx Etats du roi. Le prince d’An-halt avait dtüja le bras leve; il allaitfrappcr, lorsque la signature de laconvenlion de Hanovre suspendit lecoup qu’il allait porter.
Il faut se Souvenir que les Franpaisn’avaient accompli aucun des articlesdu traite de Versailles; qu’ils refusaienttout secours aux Prussiens; que la re-traite du prince de Conti abandormantle tröne imperial au premier occupant,les Franpais rompaicnt tous les liensqui les unissaient aux princes d’Alle-magne. Il faut joindre ä ces raisonsune raison plus forte encore, l’epuise-ment total des finances. Ces molifsporterent le roi ä ndgocier la paix; laconvention de Ilanovre avait pourbase la paix de Breslau , et le roi Geor-ges s’engageait, de plus, d’en procurerla garantie de la part de toutes lespuissanccs de l’Europe ä la paix gend-rale. Le roi promettait, de son cöte,de reconnaitrc empereur le grand-ducde Toscane . Georges, apres avoir dtelong-temps ballotte entre ses ministresde Hanovre et lord Harrington, signace traite le 22 septembre. Il paraissaitalors que la paoiücation de l’empiresuivrait immödiatement la conventionde Ilanovre; mais il ne suffisait pasd’avoir calmö les passions du roi d’An-gleterre; il y avait des ennemis plusirreconciliables qui voulaient abtttre