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Tome cinqième.
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FRJEDßRlC II.

parce qu’il assurait la communicationde la Silesie. Le prince de Lorraine ,qui se croyait plus fort par les secoursqu’il avait re^us, qu’afTaibli par le (16-part des Saxons, passa l’Adlcr et s’eta-blit dans le camp que les Prussiens avaient eu entre Koonigsgraetz et Cara-yalhota. Les Prussiens Grent un mou-vement en cons6quence; ils mirentl’Elbe devant leur front, leur droite äSchmirsitz et leur gauche ä Jaromirtz.M. Du Moulin garda son poste de Ska-litz et le general Lehwald occupa lahautcur de Pies au confluent de la Me-tau dans l’Elbe; de sorte que les Prus-siens tenaient ces deux riviäres. M. deValori avait pris un logement dans lefaubourg de Jaromirtz; on l’avertitqu’il valait mieux entrer en vilie, et iln’en voulut ricn croire. Un partisanautriehien, nomme Franquini, qui en-tretenait des intelligenees avec l’hötedu marquis, tenta de l’cnlever. II p6-n6tra par des granges et des jardins;mais par mdprise il enleva le secr6taireau licu du ministre. Oe seeretaire,nomm6 d’Arget, eut l’esprit de d6chirertoutes ses lettres; pour sauver son mai-tre il dit qu'il etait Valori, et ne d6-trompa Franquini que lorsqu’il n’etaitplus tempsde prendre le ministre.Par saPosition l’arm6e prussienne etait inat-taquable. Suppose möme que le princede Lorraine eüt voulu tenter le passagede la Metau a l’aide de plusieurs pontsconstruits sur l’Elbe , le roi pouvait seporter detriere l’ennemi et le couperde Kaenigsgru'tz. Franquini etait leseulqui donnat queiau.es inqui6tudes pourles vivres; il s etan poste dans une fo-r6t nommöe vulgairement le royaumede Silva; ce bois communique aux che-mins de Braunau , Starckstadt et Trau-tenau; il tombait de ce repaire sur lesconvois qui venaient de la Sil6sie. Cha-que convoi avait une petite bataille ä

livrer; souvent il fallait y envoyer dessecours; cela fatiguait les troupes etl’on ne se nourrissait que l’6p6e a lamain.

I.’imp6ratrice-reine cependant com-men?ait a s’ennuyer de cette guerrequi ne d6cidait rien. Prcssöe par le roid' Angieterre de faire la paix, eile vou-lut au moins tenter »ncore la fortuneavant de quitter !a partie, et donna auprince de Lorraine l’ordre pröcis d’a-gir offensivement, et s’il le pouvaitavec avantage, d’engagcr une affaireg6n6rale avec les Prussiens. Pour Fai-der dans une entreprise aussi impor-tante, eile lui avait forme une espbcede conseil, eompos6 du duc d’Arem-berg ot du prince Lobk-owitz; dies lesenvoya tousdeux äl’armäe, se flattantd’avoirpourvu ä tout, et que la fortunequi avait couronn6 son epoux ä Franc-fort , lui gagnerait des batailles en Bo-h6me. On sut, bientöt dans le campprussien que MM. d’Aremberg et deLobkowitz avaient joint le prince deLorraine , et l’on devina ä pcu pres lesintentions de cette princesse. Le princeLobkoxvitz, d’un temp6rament violentet imp6tueux, voulait attaquer etfer-railler sans cesse; il envoyait tous lesjours les Bussards ä la petite guerre,souvent m6me mal a propos, et s’em-portait lorsque Nadasti ou Franquiniavaient essuy e quelque 6chec. Le pri neede Lorraine , qui connaissait les Prus-siens pour avoir fait trois campagnescontre eux, aurait pr6f6r6 la guerre dechicane ä celle qu’on lui ordonnait defaire; il se serait contentö de disputerlos subsistances, de consumer son en-nemi ä petit feu et d’accumuler beau-coup de petits avantages, qui r6unisfont l’equivalent des plus grands suc-c6s. Pour le duc d’Aremberg , appe-santi par l äge, il 6tait de l’avis du der-nier qui opinait. Les deux arm6es n’e-