HISTOIRE DE
prochait de s’Atre mis, par le choixd’un mauvais poste, dans la necessitede combattre, tandis qu’un generalhabile ne doit se battre que lorsqu’il lejage h propos. On ojoutait qu’au moins<e roi devait 6tre averti de la marchcdes Autrichiens. TI repondait ä cetteaecusation que 1'ennemi lui etant debeaucoup superieur en troupes lege-res, il ne pouvait aventurer fort loinles cinq cents hussards qui lui res-taient aprbs tous les detachemens qu’ilvenait de faire. Mais, objectait-on, ilne fallait pas tant faire de dAtache-mens, et s’affaiblir si fort vis-ä-visd’une armee superieure- 11 repondaitque le corps de Gesler et de Polentz,qui alla joindre le prince d’Anhalt,pouvait Atro regarde comme faisantl’equivalent des Saxons qui s’en re-tourndrent rhez ernx ; que le d etache -ment du gAnAral de Nassau avait Atenecessaire pour pouvoir tirer de la Si-lAsie ses subsistances, qui auraientmanquA tout-ä-fait si les Hongrois,qui infestaient tout ce duchA, n’eneusserit AtA chassAs: que les detache-mens de l)u Moulin et de Lthwaldavaient AtA indispensables dans lesgorges des montagnes, qu’il fallait gar-der, sous peine d’Atre affame par l’en-nemi. On n’avait qu’aulant de che-vaux qu’il en fallait pour amener, ächaquc transport, de la farine pourcinq jours. Si un de ces convois eütmanquA, l’armee aurait ete saus painet saus subsistances. On disait que leroi aurait du se retirer en Silesie plu-töt que de hasarder une bataille enBoheme; aaais le roi Atait dans l’ideequ’une bataille perdue en Bohtaeetait de moindre consequence qu’unebataille perdue en Silesie ; et d’ailleursune retraite precipitee aurait indubi-tablement attire la guerre dans ce du-ch * Ajoutez ä eela que I’on cousom-
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rnait en BohAme les sunsistances de1’ennemi, et qu’cn Silesie on auraitconsomme les sieunes: mais nous lais-sons au lecteur la liberte de peser cesraisons et d’en juger. On ne peut at-tribucr le gain de cette bataille qu’auterrain Atroit par lequel le prince deLorraine vint attaquer le roi; ce ter-rain ötait a 1’ennemi l’avantage de lasuperiorite du nombre. Les Prussienspurent lui opposer un front aussi largeque celui qu’il leur presentait. Lamultitude des soldats devenait inutileau prince de Lorraine, parce que sestrois lignes, presque Sans distance,pressees les unes sur les autres, n’a-vaient pas la facilite de combattre, etque la confusion s’y mettant une fois,eile rendait le mal irremediable. Maisheureusement pour la Prasse, la va-leur des troupes rApara les fautes deleur chef, et punit les ennemis desleurs.
Pendant que les deux armAes se bat-taient, les hussards impAriaux pillaienlle camp prussien, la gauche et le centre n’avant oas Te temps d’abattreles tentes. Nadasti et Trenck s’en prA-valurent; le roi et beaucoup d’officiersy perdirent tous leurs equipages; lessecretaires du roi furent mAme pris, ilseurent la presence d’esprit de dAchirertous leurs papiers. Mais comment pen-ser a ces bagatelles, lorsque l’esprit estoccupe des plus grands objets d’intA-rAt, devant lesquels tous les autres doi-vent se taire, de la gloire et du salut del’Etat? M. de l.ehwald, attire parlebruit du combat, vint encore ä tempspour sauver les Aquipages de la droiteet mettre fin aux cruautAs atfreuses queces troupes de Hongrois effrenes etsans discipline exercnient sur quelquesmalades et sur des femmes qui etaientrestes dans le camp. De telles actionsrevoltent l’humanite et couvrent d’in-