HWTOIRB DB HÖR TEHPS.
qu’un pont peut contribuer ä la peirtef d’un pays; ce pont etait en partie coins-f truit en pierre de taille, il avait coutüj- cent cinquante milleAcus; on ne voulutjamais consentir qu'il fdt dArnoli. Leconseil etait compose d'un mülange depüdaus et de parvenus. Henecke, quiAtait ä leur töte, elevA par la fortunede l’etat de valet de pied au grade deministre, joignait au talentd'un finan-cier l’art de fouler mdthodiquement lessujets. Son öconomie fournissait auxprodigalit6s du roi comme aux dissipa-tions de son favori; avec ce credit i!gouvernait la Saxe en subalterne sousle comte de Brühl ; de lui emanaientles ordres ä l’armee, il en dirigeait lesoperations, et c’est ä son incapacitequ'il faut attribuerles fautes grosseresdes gAnörnux saxons dans cette Cam-pagne d’liiver.
L’armöc du roi arriva le 11 a Koe-nigsbrückc, et ä force d'aiguillonner leprince d’Anhalt , il s’avanfa le möniejour ä Neustadt, oü les troupes furentobügües de camper malgre le froid per-eant qu'il faisait alors. Le prince deLorraine <$tait arrive le 13 ddcembreavec son armAe aupres de Dresde . He-necke, qui reglait tout, ütendit si fortles quarliers des Autrichiens, qu’il leuraurait fallu vingt-quatre heures pourse rassembler. Le prince de Lorrainefit des representations convenablespour qu’on changeät cette disposition;mais Henecke, accoutume ä donner laloi aux fermiers et aux traitans, n’entint aacun compte. Le prince de Lor-raine, qui prevoyait que le comte Ru-towsky allafi Atre attaque, le pria del’avertir a temps s’il avait besoin de lui,parce qu’il lui fallait du temps pourrassembler ses troupesdispersees; maisle comte repondit qu’il n’avait pas be-soin de secours, qu’il etait assez fortdans le poste qu’il occupait, et que ja-
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mais les Prussiens n’auraient l’audacede l’attaquer. Depuisla bataille de Fon-tenoy, que le comte de Saxe avait ga-gn£e par la superioritA de son artillcrie,on vit beaucoup de generaux suivrecette mAlhode. La disposition des Au-trichiens A la bataille de Sorr en devaitAtre une copie, et le poste que le comteRutowsky avait A Kesselsdorf etait demAme modele sur celui de Fontenoy.La dilferencc du comte de Saxe A sesimitateurs mit de la difiercnce dansleurs succAs; cependant les deux nr-mees prussiennes se mirent en marclie,celle du prince d’Anhalt pour s’appro-cher des ennemis, et celle du roi pourpasser l’Elbe ä Meissen . Le roi fit en-trer quatorze bataillons dans cel le ville;le reste de I’infanterie et de la cavalerieetait cantonne sur la rive droitc del’Elbe , de sorte qu’au besoin, en ras-semblant ses troupes, le roi pouvait se-courir le prince d’Anhalt , et en casque les Autrichiens eussentpassA l’Elbeä Dresde , le roi leur faisait töte de cecötA.
Il refut, en arrivant A Meissen , unelettre de M. Yillicrs, qui lui apprenaitque le delabrement cxtrAme des affai -res d’Auguste III , et la nAcessitA oü ilAtait rAduit, l’avaient enfin determineA donner les mains A un accommode-ment; que Saul, le mercure de Brühl ,allait parlir pour Dresde , muni d’ins-tructions et de pleins pouvoirs pourles ministrcs, alin qu’ils pussent tra-vaillcr, avec les ministres prussiens,au relablissement de la paix; que lareine de Ilongrie voüluit y accAderaussi, moyennant quelques adoueisse-mens ä la convention de Hanovrc; quelui, Villiers, se rendrait au plus tot ADresde , pour intervenir cntre les par-ties au cas qu’il eri fiil besoin, et reu-dre leur reconciliation plus facile. Leroi avait a peiue achevA de lire cette