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» patience de vous savoir en süretü, et» votre tranquillite fera la mienne.Vo-» tre Majeste est en force et la lerreur» de nos ennemis, et a empörte sur eux» des avantages considerables et glo-» rieux; l’hiver avec cela, qui suspend» les operaic •- \ militaires, sufiit seul» pour la defendre. Qui est plus capa-» ble que Votre Majeste de se donner» de bons eonseils ä elle-möme ? Elle» n’a qu’a suivre ce que lui dictera son» esprit, son experience, et par-dessus» tout son honneur. Quant aux secours» qui de raa part ne peuvent consister» qu’en subsides et en diversions, j’ai» fait toutes celles qui me sont possi-» bIes,etjecontinuerai par les moyens» qui assurent lo mieux le succüs.» J’augmente mes troupes, je ne ne-» glige rien , je presse tout ce qui» pourra pousser la Campagne pro-» chaine avec 1« plus grande vigueur.» Si Votre Majeste a des projets capa-» bles de fortifier mes enfreprises, je lab prie de me les communiquer, et je« me concerterai toujours de grandb plaisir avec Elle, etc. » D’abord cettelettre parait douce, polie ; mais quandon considere les circonstances fächeu-ses oü se trouvait le roi de Prusse, et lesdifferentes nügociations avec la France qui l’avaient prücüdüe, on y remarqueun ton d’ironie d’autant plus deplace,que l’on n’ütait pas convenu de rem-plir par des üpigrammes les engage-mens rüciproques contractüs par letraitü de Versailles . Depouillons cettelettre de tout verbiage, et examinonsce qu’elle dit reellement: Je suis fortfäche que vous ayez conclu le traite deHanövre sans m’en avertir, car leprince de Lorraine reviendrait cn AI-sace, si la reine de Hongrie l’acceptait.Ne voyez-vous pas que la guerre d’Italieet de Flandre que je soutiens, est uneDiversion que je fais en votre faveur?
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Gar je n’ai nul interüt ü la conquüte dela Flandre, et l’etablissement de mongendre Don Philippe en Italie,me tou-che peu. Conti sait si bien contenir lesforces principales de la reine de Hon-grie en Allemagne , qu’il a repassü leRhin , .aisse faire un °mpereur ä qui l’avoulu; que Traun a pu d6tacher Grünepour la Saxe et pourra le suivre avec lareste de ses troupes, si la reine de Homgrie trouve ä propos de l’employer con-tre vous. J’ai fait de grandes chosescette Campagne : on a aussi parlö devous. Je plains la Situation dangereuseoü vous vous ütes mis pour Famour demoi; on n’acquiert de la gloire qu’ense sacrifiant pour la France ; tümoi-gnez de la constance et souffrez tou-jours ; imitez l’exemple de mes autresallies, que j’ai abandonnes ä la vtjrite,mais auxquels j’ai fait l’aumöne lors-qu’on les avait d£pouilles de toutesleurs possessions. Prenez conseil devotre esprit et de la presomption aveclaquelle vous vous ötes ing6r6 quelque-fois ü me donner des avis; vous aurezsans doute assez d’habilel6 pour voustirer d’embarras; d’ailleurs le froid del’hiver engourdira vos ennemis, et ilsne pourront vous combattre. Si cepen-dant il vous arrivait malheur, je vouspromets que l’acadömie frangaise feraForaison furiebre de votre empire, quevos ennemis auront detruit. Votre nomsera plac£ dans le martyrologe oü setrouve le nom des jnthousiasles qui sesont perdus pom le Service de laFrance et celui des allies qu’elle a da»gne abandonner. Vous voyez que j’aifait des diversions; je ~^as ai offeitjusqu’aun million de livres de subsides,Esperez beaucoup dans la belle campa«gne que je ferai l’etß prochain, poralaquelle je prtfpare tout düs ä prüsent,et comptez que je me concerterai avecvous sur tous les sujets oü vou» vou»