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Tome cinqième.
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retirera en üchiquier par le retranehe-ment.

Quand tout sera passe, on borderales deux petites tfites de pont avec del’infanterie; et celle qui est dans le re-tranchement le quiltera pour se retirer.

Si l’envie prend ä l'ennemi de lapour-suivre, il sera expos6 au feu des deuxtütes de pont et des troupes placöes del’autre cötö de la rivifire.

L’infanterie qui etait post6e dans leretranchement ayant passö la riviöre,on fera rompre le pont; et les troupesplacöes dans les tötes de pont, la tra-verseront sur des bateaux, sous la pro-tection des troupes qui ont <H6 pla-nes ä l’autre bord, et qui s’en appro-cheront pour mieux les soutenir.

Lorsque les pontons auront 6t£char-ges sur les chariots, les dernihres trou-pes se mettront en marche.

On peut aussi faire des fougasses auxangles des retranchemens. Les derniersgrenadiers, dans le moment qu’ils pas-serout la riviüre, y mettront le feu.

ARTICLE XVI.

Quelles pröcautions on prendra dans une re-traite contre les hussards tt les pandours.

Les hussards et les pandours ne sontredoutables qu’ä ceux qui ne les con-naissent pas. Ils ne sont braves quequand l’espoir du butin les anime, oulorsqu’ils peuvent uuire sanss’exposer.ils exercent lapremiüre espece de bra-\oure contre les convois et les equipa-ges; et l’autre contre les corps qui sontl'orces de se retirer, et qu’iis viennentalors harceler dans leur retraite.

Nos troupes n’ont aucun affront ar.-aindre d’eux ; mais comnie leur ma-niere d'escarmoucher retarde une mar-jhe, et qu’ils ne laissent pas de tuer

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quelques hommes, qu’on perd fort malä propos, j’indiquerai la maniüre aueje crois la meilleure pour se tirer d'af-faire avec eux,

Quand on fait sa retraite par desplaines, on chasse les hussards parquelques volles de canon; et les pan-dours par des hussards et des dragonsqu’ils craignent beaucoup. Les retrai-tes les plus difficiles, oü les pandourspeuvent faire le plus grand dommage,sont celles oü il faut passer des bois,des d£files et des montagnes. On nepeut presque üviter alors de perdre dumönde.

Dans ce cas, il faut que votre avant-garde occupe les hauteurs, faisant faceä l’ennemi. Vous detacherez en m6metemps des troupes sur les fiancs de lamarche, qui, en cötoyant l’armüe, setiendront toujours sur les hauteurs oudans les bois. Vous aurez quelques esca-drons ä port6e pour vous en servirquand le terrain le permettra.

11 ne faut jamais faire de haltes dansces sortes d’occasions, mais poursuivretoujours sa marche; car s’arröter, estce qui s’appelle sacrifier du mondemal ä propos.

Les pandours se jettent ä terre et ti-rent; on ne voit pas d’oü partent lescoups; et quand la marche de l’armüeoblige l’arriere-garde et les pelotonsdetaches de suivre et de quitter les hau-teurs, alors ils s’en emparent, et ütantä couvert, ils fusillent ceux qui se re-tirent. Ni le feu de mousqueterie, ni lecanon Charge a cartouches, ne peuventleur faire grand mal, etant eparpiiles etCaches derriere les hauteurs ou les ar-bres.

J’ai fait deux retraites semblables,l’annee 1745; l’une par la vallee de Lie-benthal, en marchant ä Staudenitz, etl’autre de Trautenau ä Schazlar. Mal-gr4 toutes les precautioris imaginables,