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Tome cinqième.
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DO ROl DE PROSSE.

snivre la maxime du Sanndrib des Hd-breux : qu’il vaut mieux qu’un hommepdrisse que tout un peuplePour ce qui cst de ohälicr l’cnnemide scs f,mies, on n’a qu’ä liro la rcla-lion de !a bataiüe de Senef, ni le princede Condd ontnma un': al’aire d’arriüre-garde contre le prince d’Orange, dontl’armde, cotilre tu uw prdvision, futinise en deroule. f.e prince de Wal-deck fut completemeut battu dansuneautre circonstauce, pour avoir negliged'occuper un ddfild qui devuit prote-ger la retraite deson arriere-garde. Lemardchai de Luxembourg proüla ega-lement, ä ltaucoux, d’unc faule dugeneral ennemi qui se xit arracher unevictoire certaine: on pourrait multi-plier les exemptes.

ARTICLK XXIV.

Des hasards el des accidcns ioiprdvus qui arri-veiit a la guerre

Je ferais un article bien long, si jevoulais traiter de tous les accidens quipeuvent arriver ä un gdndral dans laguerre. Je me retrancherai ä dire qu’ily faut de l'adresse et du bonheur.

Les gdndraux sont plus ä plaindrequ’on ne pense. Tout le monde les con-damne sans les entendre. La gazette lesexpose au jugement du plus vil public.Entre plusieurs milliers de personnes,il n’y en a peut-dtre pas une qui sacheconduire le moindre ddtachement.

Je n’entreprendrai pas de parier enfaveur des generaux qui ont fait desfautes. Je sacrifie mdme ma Campagnede 1744; mais j’ajoute, qu’avec plu-sieurs fautes, j’ai fait quelques bonnesexpdditions comme, par exemple, lesiege de Piague, la retraite et la de-fense de Kolin , et encore la retraite en

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Sildsie. Je ne Les toucherai plus. Je di-rai seulement qu’il y a des dvdnemensmalheureux, contre lesquels, ni la prd-voyance humaine, ni desrdflexions so-lides ne tont rien.

Comme je n’dcris que pour mes gd-niraux, je n’aildguerai ici d'aulresexemples que ceux qui me soritarri-ves. I.orsque nous fümes ä Reichcn-bach, j’avais formd le dessein de gagncrla riviere de laNeiss par une marchc for-cde, et de me metlre entre la ville dece norn, et l’armee du general de Neu-perg, pour lui couper sa communfca-tion. Toutes les dispositions furentfaites pour cela; mais il survint unegrosse pluie, qui rendit les chemins siimpraticnbles, que notre avant-garde,qui menait les pontons avec eile, neput pas avancer. Pendant la marche del’arinee, il fit un brouillard si dpais,que les troupes qui avaient dte degarde au village, s’egarerent, de Sortequ’elles ne purent relrouver leurs rd-gimens. Tout alla si mal, qu’au lieud’arriver le matin ä quatre heures,comme je l’avais projete, on n’arrivaqu’ä midi. Il ne fut plus alors quesliond’une marche forede, l’ennemi nousprevint et detruisitmon projet.

Si les maladies se mettent dans vostroupes pendant vos opdrations eilesvous meneront ä la ddfensive; commeil nous arriva en ßohdme l’annde 1741,ä cause de la mauvaise nourriturequ’on avait fournie aux troupes.

A la bataille de Hohen-Friedberg,j’ordonnai ä un de mes aides-de-cainpd’aller dire au margrave Charles de semettre, comme le plux ancien gdndral,ä la täte de ma seconde ligne, parceque le gdndral Kalckstein avait dü dd-tache ä l’aile droite contre les Saxons.Cet aide-cle-camp fit un puiproquo, etporta ord re au margrave de former laseconde ligne de la premidre. Je m’a-

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