Dü ROf DE PRÜSSE
201
ver dans son pays, alors il faut que les;capitaines et les officiers subalternesaient une gratification proportionneesux douceurs ordinaires qu’ils repoi-rent dans leurs quartiers d’hiver. Leiuldat'aura Ie pain et la viande gratis.
Mais les quartiers d’hiver 6tant dansun pays ennemi, le g6n6ral en chef destroupes aura qninze mille florins, lesg6n6raux de la cavalerie et de l’nfante-rie auront chacun dix mille florins; leslieutenans gdndraux, sept mille; et lesmajors genöraux (marechaux de camp)cinq mille; les capitaines de cavalerieauront chacun deux mille florins; ceuxde l’infanterie , dix-huit Cents ; etles subalternes, cent ducats ou quatreä cinq cents florins. Le soldat aura dupain, de la viande, et de la bifcre gratis,que fournira le pays; mais point d’ar-gent, parce que cela favorise la deser-tion.
Le g6n6ral <;n chef tiendra la mainpour que cela se fasse en ordre, et nepermettra aucun pillage; mais il nechicanera pas l’officier pour quelquepetit profit qu’il pourrait faire.
Si l’arm^e est en quartier dans lepays ennemi, c’est au gdnöral d’armded’avoir soin que les recrues necessaireslui soient fournies. (Il distribuera lescercles de fa$on que trois rdgimens,par exemple, seront assign^s a Tun, etquatre ä un autre). Chaque cercle Serasubdivise aux rägimens, comme cela sefait dans les cantons d’enrölement.
Si les 6tats du pays veulent eux-mömes fournir les recrues, il n’en seraque mieux, sinon on y emploiera laforce. Il fautqu’elles arrivent de bonnebeure, pour que l’officier ait le tempsie les exercer, et de les mettre en 6tatde faire le Service ie printemps pro-chain. Mais cela n’empßchera pas lescapitaines d’envoyer en recrue.
Comme le general en chef doit se
möler de toute cette economic, il auraattention que les chevaux d’artillerieet de vivres, qui sont un fribut dupays, soient fournis en nature, ou enargent comptant. Il ne manquera pasnon plus d’avoir soin que les contribu-tions soient payees trbs exactement autrüsor de l’armöe. C’est aussi au paysennemi k faire Sparer k ses d£pens loschariots d’equipage, et tout ce qu'ilfaut pour l’apparat d’une arm£e.
Le g6n6ral portera toute son atten-tion ä ce que les officiers de cavaleriefassent Sparer les selles, les brides,les Triers et les bottes, et que ceuxd’infanterie se pourvoient de souliers,de bas, de chemises et de gußtres pourla Campagne prochaine. 11 faudra en-core faire raccommoder lescouverturesdes soldats, et leurs tentes; il faut quela cavalerie affile ses 4pees, que l’in-fanterieremette ses armes en bon 6tatet que I’arlillerie prdpare la quantit4n6cessaire de cartouches pour l’infan-terie.
II reste encore au gdneral ä avoirsoin que les troupes qui formen! lachaine, soient suffisamment pourvuesde poudre et de balles, et qu’il n’y aitrien qui manque dans toute l’armee.
Le g6n6ral devra visiter quelques-uns de ces quartiers, pour examinerl’6tablissement des troupes, et pours’assurer que les officiers font exacte-ment leur Service. Il faut faire exercernon-seulement les recrues, mais aussiles vieux soldats, pour les entretenirdans l’habitude.
A l’entröe de la Campagne, on chan-gera les quartiers de cantonnement, eton les distribuera selon l’ordre de ba-taille; savoir, la cavalerie aux ailes etl’infanterie au centre. Ces cantonne-mens ont ordinairement neuf 4 dixHeues (quatre 4 cinq milles) de frontsur quafre fdenx milles)de profondeor;