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INSTBÜCTIOX SECRETK
minsqui sont devantses postes: il s’in-formera oü ils aboutissent, si l’on peuty passer avec du canon, ou si l’ennemipeut s’approcher ä son insu de ses pos-tes par d’autres chemins. II faut qu’ilSache tout eela. pour pouvoir en ren-dre compte, si on le lui demandait: ilprendra ses mesures, et sera en etatd’en instruire pleinement les patrouil-les qu’il enverra en avant. Etant ins-truit de tous ces dctails, il montera ächeval, et ira auprös des vedettes, les-quelles doivent toujours dtre deux ädeux ensemble ä un poste, et montreraä chacun en particulier de quel cötd ilprendra son point de vue, principale-ment sur des fonds, des villages et desgrands chemins.
Apres avoir donnd ses instructions,s’il est temps de panser les chevaux,l’otficier fera mettre pied ä terre ä sesgens et donner ä manger aux chevaux;mais si son poste n’est pas sür, il enlaissera la moitid bridde jusqu’ä ceque l’autre moitid ait mange. De nuitil ne permettra pas que l’on mette pieda terre et que Ton fasse manger leschevaux; eela doit se faire sur le soiravant l’obscuritd, afin que sur la brunetout soit bride, et que la moitid aumoinssoit ä cheval, pour dtre prdte ätout evdnement. Si le corps-de-gardeest pres de quelque village, l’offieierpeut envoyer un ou deux hommes auclocher, ou dans une maison dlevee,d’oüils puissent decouvrir l’ennemi deloin, et donner le signal de son appro-che par un coup de carabine ou de pis-tolet.
Quand un gdndral sort du camp etpasse les grandes-gardes, il faut qu’ellesmontent a cheval et tirent le sabre:mais si le corps-de-garde etait ä la vuede 1'ennemi, il ne taudrait pas faire mon-ter k cheval, parce que l’ennemi, etantproche, decouvriraitla presence du ge-
neral, etsaisirait l’occasion de l’iuquid-ter dans la visite des postes. Quand unddtachement passe les grandes-gardes,l’officier fait de mdme monter ä chevalet tirer l’arme blanche.
II doit bien exaininer tous les gensqui viennent ä ses postes du dehors del’armee, soit paysans ou voyageurs. Ils’informera des chemins, d’oü ils vien-nent, oü ils vont, quelles sont leurs oc-cupations au camp ou ailleurs, de cequ’ils savent de l’ennemi, et oü il estpostd. Alors, selon les circonstances etles ordres qu’il aura, il les laissera pas-ser, ou il les fera retourner sur leurspas. Il en agira de mdme avec ceux quiapportent des vivres au camp, et s’ilest ddfendu de les laisser entrer, il lesfera retirer saus les maltraiter; il serahonndte avec les habitans du pays en-nemi. Ainsi il acquerra beaucoup derenseignemens et pourra procurer ungrand avantage ä l’armde. L’officierdoit de jour et de nuit visiter les ve-dettes ü cheval, les questionner sur cequ’elles ont ä faire ä leurs postes, etsur quoi eiles doivent fixer leur pointde vue, afin de savoir par lui-müme sila consigne leur a dte exactement re-mise. Il sera toujours muni d’une bonnelunette d’approche.et reconnaitra lui-mdme les environs ä toute heure. Denuit, il fera visiter les postes par unbas-officier, et les visitera lui-mdme,afin que ses soldats soient toujours ac-tifs et alertes.
Quand un des postes avances estproche d’un camp ennemi, et qu’il enpeut remarquer tous les mouvemens, ilfaut principalement qu’il fasse atten-tion aux troupes qui y entrent, et dequelle maniüre; ou combien il en sort,et oü elles vont: car l’ennemi detachesouvent des troupes de son camp, et laplupart de la seconde et troisieme li-gne, en laissant les tentes dressees,