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buffleterre jaune eiPTancne de nos ea-rabines, qui pourrajt etre remarqucede loin.
Si, pendant la nuit, les patrouilleursetaient obliges de passer sur des pontsou des defiles, on ne le fera point sansavoir examine auparavant l’un et l’au-tre bord , et sans s’ötre assure qu’iln’y a rien ä craindre de rennend dansces endroits; si l’on voulait faire re-traite par le möme chemin, il faudraity laisser nn homme ou deux, pouravertir, en faisant feu, si l’ennemiprenait le detaehement a dos, afin quel’on puisse se retirer par un autre che-min.
Si, pendant la nuit, on dtait oblig£de marcher prös des postes ennemis,ou de passer devant eux, il faudraitcouvrir le flanc expose, de distance endistance, avec de petites troupes com-posdes chacune de six hommes aumoins, pour que l’ennemi, s’appro-chanl, ne puisse empßcher la marchedu corps, ni le mettre en deroute. Cespetites troupes peuvent toujours met-tre obstacle ä son approche.
Si le detaehement est aussi composed’infanterie lögfere et de chasseurs, onles envoie dans le bois, de part et d’au-tre, pour couvrir la cavalerie.
Si, pendant la nuit, le detaehementavait besoin de fourrage, on pourraenvoyer quelques soldats, qui enten-dent la langue du pays, dans un vil-lage pour en exiger, et le porter surleurs chevaux au detaehement, sansfaire le moindre exces, de peur que leshabitans n’apprennent l’endroit oü ledetaehement est poste, et sa' force.Par une bonne discipline, on empö-chera souvent que l’ennemi, quoiqueproche, soit instruit de la proximite dudetaehement.
Si, pendant la nuit, on apercevaitl ennemi en roouvement avant d’en
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etre vu, il faudran racner de s infor-mer de sa force; on peut s’en instruirepar le trot des chevaux. Alors on en-verra aussitöt des gens sürs au camp,dans les quartiers et aux postes avan-eds, pour les avertir, afin qu’ilspuissent etre en garde contre toutesurprise. On se 'etirera aussi en silen-ce; et quand on est assure que l’enne-mi marche droit au camp ou vers lesquartiers, on en fera d’abord avertir legeneral commandant. Mais si l’on etaittrahi, on pourrait tirer quelques coupsde pistolet, se reunir aux gardes avan-cees; et, d’accord ensemble, on cher-chera ä amuser l’ennemi, jusqu’a ceque les troupes du camp ou des quar-tiers soient prßtes ä porter du se-cours.
L’ennemi, ayant envie de faire quel-que entreprise, cherche souvent ä in-quiöter les postes, parce qu’il n’a qu’äse montrer aussi souvent qu’il lui plaitpour nous fatiguer. Il faut avertir ensilence, le camp, les quartiers ou lesgardes avancees, de son arrivee; alorsil ne pourra jamais remplir son projetde porter l’alarme partout, et nous at-taquer ä notre insu; au lieu de cela, cesera lui que nous mettrons en derouteet que nous battrons.
On y trouve encore l’avantage d’d-viter la tiraillerie, les alarmes et lacriaillerie, qui ne peuvent qu’apporterune Sorte de terreur, et empöchentd’executer les ordres en rögle. Lesgens ensevelis dans le sommeil, aucamp ou dans les quartiers, ne saventpoint ce qui peut causer une teile alar-me; ils ignorent möme la presence del’ennemi, et s’enfuient ordinairementun par un dans l’obscurit6, sans serendre ä leurs escadrons ou aux placesd’alarmes assigndes.
Souvent l’ennemi ne vient point aupetit pas, mais au grand galop, pou