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Tome cinqième.
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INSTRUCTION SECRETE

quelque peu d’infanterie. Les disposi-tions que rofficier fera dans cette oc-casion sont les mömes que celles dontnous venons de parier. Mais commel’hiver ehange quantitü de choses,aussi bien que les chemins , il faudraque l’officier Sache mettre en pratiquece qui suit.

Etant arriv6 4 son poste, il ira fairesa patrouille pour apprendre 4 con-naitre lepays, et ä ce sujet il prendraun guide du village. II s’informera detoutes les chosesnücessaires, maissur-tout, quand Ia terre est couverte deneige, par oü Ton pourra passer sanssuivre de chemin. Il remarquera bienle pays pour pouvoir prendre ses pre-cautions et couvrir l’endroit le plusdangereux. Apr4s quoi il choisira leslieux oü il postera ses gardes et ses ve-dettes. Il a d6j4 4t6 dit ci-devant, auchapitre des gardes avancdes, com-ment on doit s’y prendre. Il assigneraaussi 4 ses soldats la place d’alarme;mais on dira dans un autre chapitrecomment il faut la choisir.

Les gens et les chevaux ne pouvantrester au bivouac en hiver, il prendrapour le ralliement le cötü du villageoü il y aura le moins 4 craindre. Ilplacera ses soldats dans des maisonsdepaysans qui auront des issues par der-rifere du cötü de la place d’alarme. Ilne les söparera pas beaucoup les unsdesautres, et dans chaque quartier ilaurasoin de mettre un bas officier quitiendra les soldats 4vei!14s pendant lanuit. Il prendra son quartier au milieude ceux des soldats, et posera devantsa porte une sentinelle, laquelle aupremier coup de pistolet fera du bruit;s’il le trouve 4 propos, il rassemblerapendant la nuit tous les soldats dansson quartier et se tiendra prüt a toutüvünement.

Il ne permett ra pas que dans le vil—

läge il y ait des diariots, du bois, desbranches d’arbres, ou autre chose dansles chemins, qui puisse empücher laprompte sortie des soldats.

On se persuade souvent, 6taut a unposte qu’on croit sür, que l’on n’y arien ä craindre 4 cause de la superio-ritü du dötachement, ou que l’ennemiest trop öloignü pour venir attaquer;mais un bon officier ne se livrera ja-mais 4 cette confiance. On ne voit quetrop souvent que cette sücuritü donneoccasion 4 surprendre les quartiers, etque les dormeurs et les n6gligens sontbattus par l’ennemi üveille et prudent.Pour ne pas fetre surpris, il faut tou-jours se tenir sur ses gardes, comme sil’on 4tait prüs d’un ennemi surveillantqui ne penserait qu’4 attaquer.

Il ne faut pas faire attention auxmurmures du simple Soldat qui n’estpresque jamais content; mais il faut leconvaincredela necessite de ces soins,attcnduque l’ennemi cherche toujours4 profiter de la moindre negligence.Si, malgre toutes les pr£cautions, il ar-rivait quelque chose de grave (cequi n’arrive cependant que rarement),on n’aura au moins riena se reprocher.Le principal objet. quand on est 4 untel poste, est de gagner du temps depeur que l’ennemi ne surprenne le de-tachement ä l’impr6vu; mais il faut6tre en etat de se trouver sous les ar-mes sur la place d’alarme pour s’oppo-ser ä rennemi et donner ä l’armee avi?de son arrivde.

11 faudra bien apprendre aux pa-trouilleurs comment ils se comporte-ront et oü ils iront. On ne les enverrajamais ä des heures pareilles, mais 4des momens diffürens afin que l’ennemine puisse les dpier ni les enlever.

Si l’ennemi approche pendant lejour de nos postes, l’officier avanceraavec une partie de sa troupe, et, seion