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Tome cinqième.
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DEROBKiE A FREI1ERXC IT. 301

Oe place aussi souvent qu’il 1c jugera kpropos, de peur d’ötre trahi, ou parquelques d£serteurs ou par d’autreis ac-cidens; mais il n’en changera jamaissaus en avoir averti ses patrouilles, afinqu’elles puissent le rejoindre, si l’enne-mi voulait les surprendre.

Ces prdcautions etant prises, il en-verra quelques-uns de ses soldats auvillage et se fera amener le directeur,le bourgmestre, le juge ou les gens quiy auront le plus d’autoritd; et, afinqu’ils ne puissent pas juger de la forcede son detachement, il en fera cacherla moitid au fond du buisson pour leurfaire croire qu’il est beaucoup plus fortqu’il ne l’est effectivement: il leur si-gnifiera ce qu’ils seront obligds de li-vrer, et en quel temps. Ils alleguerontprobablement toutes sortes de pre-textes pour s’en exempter, et tirerl’affaire en longlleur; mais, les circons-tances ne permettant pas ä l’oflicierde perdre du temps ä capituler, il lestraitera avec hauteur, les renverra enretenant pres de lui celui qui sera leplus distingue d’entre eux, avec lamenace d'exdcution militaire s’ils neprocurent k temps ce qu’il leur de-mande.

Les gardes et les patrouilles ferontattention que personne du village nese glisse du cötd de l’ennemi; ils arrö-teront tous ceux qui voudront s’y ren-dre.

Lorsqu’il aura re$u ce qu’il avait de-mandd, l’officier le fera charger surdes chariots, et l’enverra, sous la con-duite d’un bas-officier et de quelquessoldats. äl’armee, avec l’indication deleur marche. 11 se fera donner un cer-tificat, parla communaute, dece qu’ilaura re^u, lequel lui servira de legiti-mation pres du general. Les bas-offi-ciers ddtachds agiront de mdme, etse feront certifier de n’avoir fait au-

cun exces. L’officier peut prdtendrequ’ills lui amönent un homme de lacommunautd, qui lui rcrtdra comptecomment son detachement s’est com-portd.

La livraison etant t'aite, il faut quechacun de sc-s hommes soit averti dudepart, et :ous couvriront jusqu’äl’armde le t.'.nsport qu’ils escorte-ront.

CH, PURE XY.

Des places d’alarme

On nedoitpas leschoisirindifförem-ment; car s’il arrive une alerte, il fautqu’on s’assemble dansun instant, qu’onse forme, et qu’on fasse töte ä l’enne-mi. Pour en faire bien le choix, il fautconnaitre tout le Circuit du village, etvoir s’il estmontagneux, plat ou cou-pe. Il faut distinguer si cette place estdestinde pour se rassembler de jourou de nuit. 11 faudra aussi voir si Fonpeut y rassembler plusieurs troupes, sile pays est 6tendu ou borne, et si laplace peut servir seulement pour leschevaux-legers, ou bien pour d’autrestroupes.

Si le village est occupö par des hus-sards, on ne doit jamais ohoisir la pla-ce d’alarme devant, mais derriore levillage, ou du cöte ou sera posl6 lesecours, parce que Fennemi, s’appro-chantavec vivacite, pourrait empöclierles soldats de s’assembler, et les dis-perser, s’ils sortaient un ä un pour s’yrendre.

Pendant le jour, eile sera choisiedevant le village, du cdte oü seront lesgardes avancees, pour les couvrir, demdme que les quartiers.

Maisi si Fon opere dans un pays platet uni, Fennemi peut peyötrer de tous