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Tome cinqième.
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DE LLOVD

difflcultös qui i'embarrassent, et l’em-pöchent d’employer ses armes avecquelque succes, pendant que volremonde, plus ou moins couvert, se sertde son feu ä l'aise, et presqu’ä coupsür; mais si l’ennemi peut vous join-dre, et qu’il en ait l’intention, commeil le doit, s’il attaque, il est evidentque le feu devra bientot se taire, etque le combat se terminera ä l’arineblanche, ä moins que votre troupe,degoütee, n’entre en deroute a l’ap-proche de l’ennemi.

l)e ces premisses, je tirerai deuxconsöquences : 1“ que le fusil n’est paspropre ä remplir tous les objets qu’ondoit se proposer ä la guerre (1); 2° quel’usage des armes ä feu est particulie-rement bon pour la guerre defensive.Dans un pays plat et ouvert, ou la ca-valerie de l’ennemi et möme son in-fanterie peuvent vous joindre, le feusessera bientöt; et dans un pays cou-vert et serre, vous pouvez trouver mil-t 'Z positions, mille camps oü la cavale-et l’infanterie inöine ne pourrontiuus joindre qu’avec des peines infi-?des ; c’est lä que les armes a feu vousserviront bien, qu’elles seront mömejfes seules que vous puissiez employer.

Mais comme il est necessaire ä laguerre d’attaquer aussi bien que de segöfendre. et qu’on a bientöt reconnu*iue le fusil n’etait propre qu’ä la de-fense, tandis qu’une Constitution mili-„aire n’est parfaite que quand eile reu-les deux especes d’armes, on a es-d’ajouter ä l’arme de jet la force*«. if’arme de main, en joignant laoaicnnette au fusil; mais cette inven-tion n’est pas heureuse : comme armede main le fusil avee la baionnette

(i) Le grand Fißdßric et Guibert disent quetc fusul garni de sa bayonnette rßpond ä tous lesberoims, puisqu’il est ä la fois une arme offensive

(t dßifeorire.

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est cncore tropcourl, etil est ein-barrassant; et comme arme de jet, labaionnette gene l’usage du fusil, etrendson effet encoreplus incertain (1).

CHAPITRE Vf.

Des avanlages et des dßfauts de l’arnic a feu etde ranne blanche.

Examinons et comparons les döfautset les avantages de l’arme de jet et deI’arme de main; nous ne tarderonspas ä conclure qu’elles sont absolu-ment necessaires l’une et l’autrc pourcompleter une Constitution militaire.Les armes ä feu sont propres ä laguerre defensive; eiles tiennent l’en-nemi a distance, et previennent une dö-fiiite totale; mais si l’ennemi peut vousjoindre, leur usage cesse absolument.

L’arme de main, au contraire, estinutile ä une certaine distance, maiseile devient indispensable quand lesarmees s’abordent. L’arme ä feu estutile dans les pays couverts, l’armeblanche dans lesplaines; les effetsdela premiere sont pröcaires et incer-tains, ceux de l’autre sont complets etdöcisifs. L’arme a feu est la ressourcedu faible, qui craint de se compromet-tre. l’anne blanche est l’arme du bra-ve, qui ale sentiment de ses forces.

Un gönöral habile, ä la töte d’un r ;armöe de fusiliers, quoiqu’inferieur ennombre ä son ennemi, peut trainer uneguerre en longueur pendant des an-

(1) Au sujet de cette asserlion, nous ripi-tons que nous n’acecptons pas la rasponsabilitßde toutes les opiuions de Lloyd. La baionnetteest l'arme la plus r.errible. Napoleoo, qui ce-pendant sortait de i’artillerie, a dit : La baton-netle e.il l'arme docisive, l’arme en dernierressort. Ceci est aune vdrilß dötnontree pourles militaires qui on t conduit ou fait le* derniß-res guerre». {Note des Heil.)

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