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Tome cinqième.
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ARTILLERIE- U3

que quafärtte ö sott parc. A Lissä, cetut fht pas söil artillerie qili battit lösAUtriChiefls. Regle gönöfale, lorsqu’ötitöurnerason etirtemi, lorsqti’on l’attä-qiiera par des manceuvres, lorsqu’onengagera sa partie forte contre Sa Par-tie fdible, Ce n’est point avec de l'ar-tillerie qu’on ddcidera le succös; puts—qtle entatner alofs an combat d’ärtil-lerie, ce serait donner le temps ä l'en-nemi de se reconnaitre, de se rcnfor-cer, et perdre cons6quemmeht tout lefruit de lo ttlahmuvre qu*on atifa faite.

ParlonS de nous : ä l’dpoque de !apaix de 1762, la quantitd prodigieused’artillerie introdUfte dhrts lös armöesdesautres puissances, l’irifluehce qu’onsupposa qü’elle avait eun datts les com-bats, flrent juger nöcessaire de chan-ger entiörement la cohstitutiön de rto-tre artillerie. On reprochait particu-culierement ä nos piöces de Campagned’dtre trop pesantes, trop dilflciles ämanoeuvrer. Mais, lofsqu’on aura dta-bli des proportions bien calculCes,pourquoi vouloir rneder ä la guerre utttrop grand nombre de bouches ä feu?Ne sera-ce paS perdre l’avantage qu’ona youIu acqudrir, et changer les envbarras de l’espece de l’nrtillerie contreceux de la quantitd?

Je vais maintenant parier de la täc-tique de l’artillerie; car 11 en existeune pour l’artillerie comme pour lefetroupes, une qui tiefit 6 celle des trou^pes, qui doit ötre calculee sur eile , etqui, ä beaucoup d'ögards, peut lui 6trerendue analogue, Cette tactique se di-vise naturellement en deux oafties,mouvernent , ewicutian.

CHAPITRE IV.

Mnnvemens de l’artillerie.

La Science des moüvertiens de Par-*tillrrie embrasse toates les dispoSifiöns

par lesqtielles I’arlillerle peut, daits unordre de marche, thäreher avec lestroupes, et ensuite, dans uU ordre debataille, se mettrc en pbsiliön d’ap*-puyer ces troupes par son fetl.

Les mouvemens des troüpes doiventabsölument regier Ceüx de l’artillerie.J’ai tdtihö de donner aux premiers töütela simplicite et ia rapiditd dotit ils sontsusCeptibles. II faut qüe l’arlillerle s’yconforme autant que la differetiCe deses rtioyens le lui permet.

Yoyons d’abord Comment eile doitse disposer pour un ordre de marche.

Une dlvision d’artillerie, soit pär-quee, söit emplac6e, poür entrer enaction, peut ötre considdrCe comme unbataillon ; et chaque piöce de canon onvoilure d’attirdils qui la compose, com-nie une des fractions qui en font par-tie. Elle peut en consöquence, commeun bataillon, se mettre en ordre demarche de deux rhanföres, par son flaueou de front, soit eh avant ou en arrifere.Dans le premier cas, chaque pihee ouvoiture tt’a qu’un quart de conversiohsiiccessif ä faire pour se mettre en file;c’est ce que j’appellerai mettre de l’ar-tillerie en ordre de marche par le tlanc.Dans le second, il faut que chaque piheerompe en avant ou en andere, pour semettre en marche; c’est ce que j’ap-pellerai mettre de l’artillerie en ofdrede marche de front.

Ces formatiöns de l’artillerie eh fileou colönnes sont relatives ä une mar-che; elles peuvent de möme s’ex£cutefpar deux, par trois ou par quatre pie-Ces, de maniere que la cölonhe ait.deux, trois ou quatre pieces de front,et qu'ainSl eile ait molns de profondeur.

Les mouvemens de l’artillerie, pourpasser de l’ordre de marche ä l'ordrede bataille, n’ont pas ün rapport möihsgrand ävecceüx des troüpes. Si Ia mar-che estde flaue (cömme dahs lapi. XU,