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Tome cinqième.
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un coirps compacte et »ans interstices.Pkis, dams une troupe qui aborde ren-nend,, il n’y a que les horomes da rangqui 1« joint qui aient force de choc;tous <eeux qui sont derriere eusf nepouvant se serrer et s’unir avec l’ad-h^renee et la pression qui existeraitentre des corps phvsiques; ils sont in-utitcs et ne fput souvent qu’occasion-uer du ddsordre et du tumulte. Epfm,c,8 pretendu choc, püt il avoir (ieu denqaniere ä ße que tous les rangs y con-tribuept, il existe dans une troupecomposee d’individus qui, machinale-ment du moins, calculent et sentent ledauger, une Sorte de mollesse et ded^sunion de volontes qui ralentit nd-cessairement la determinalion de lamarche et la mesure du pas. Ue lä, plusdequantitd entere, absolue de mou-vement, plus de produit de masses etde vitesse, plus de choc; car le chocsuppose que la vitesse, une fois impri-u»£e au cprps et mue par la force mo-tFice, cpnlinue jusqu’ä la rencontre dueprps choque.

Mais, dira-t-on, si vous niez que laprefowdeur de l’ordonnance ajoute äla forpe, alors vous voulez que l’infan-torie soit rangle sur un homme dehauteuc. Non, mais je veqx que laprofondeur de l’ordonnance soit d6-terminee par l’espeee d’armes et parla prptection que ces armes peuyentporter au premier rang. Or, trois hom-l»es, l’un derriöre l’autre et bien exer-ces, peuvent tirer avec facilite; leshaiennettes du sepopd et du troisjemer-ang, peuvent, lorsque les rangs seserrcrant, former frise etappuipour lepFemier. boec, je veux qu’on se farmesur trois rangs, et dans aucun cas surquatFOop six; car, au-delä de troishommps de profondeur, on ne tire nifeut ni augfnentatinn dß force des yaqgsfuü se trottvont derrieye les trois pre-

miers. S’il arrivait cependant que lanature du terrain, qui conduirait äcouyert sur 1’ennemi, pu que l’gttaqued’un retranchepient, ou entin quelqueautre circonstance, qui doit fetyepromptement jug6e, renditla diminu-tion du front n6cessaire pour se ren»forcer sur un point pour y attaquer etpercer, alors il faut former l’infanterieen colonnes; mais ce ne sera pas pouravoir la pression exacte et cliimöriqueque quelques tacticiens se promettent,ni pour augmenter la pretendue forcedu choc; ce sera pourse procurer cettesuccession continue de mouvementqui fasse qu’une division, entrainßepar la divisiaa suivante, soit commefprcöe d’arriver sur le point oü l’onyeut faire effort; ce sem surtout parceque cct ordre donne de la ccMifiance auSoldat et intimide l’ennemi. Yoici enrdsumd mon opinion sur cette quos-tion grave: l’ordonnance primitive ethabituelle de l’infanterie doit 6tre surtrois rangs de profondeur; l’ordon-nance momentan^ et accidentellesera en colonnc. Tuis, c’cst au moyende la frequgnce des exercices et ma-ngsuvres que l’on parvjendra ä passer,selon l’occurence, avec ordre et rapi-dite de l’une. ä l’autre de ces ordon-nances: le succes en depend.

Si l’on objecte qu’il est diflicile defaire marcher en ligne mince et flot—tante un bataillon dont on a etendu lefront aux depens de la profondeur, jerdpondrai qu’ou y parvient en divisantcette ligne elle-mfime en plusicursparties. Un bataillon formö ‘sur troisrangs doit avoir un front de cent qua-rante ä cpnt quatre vingts flies, ce quiporte le bataillon de quatre Cent vingthommes ä cinq cent quarante: tout cequi est au-dessous du premier Chiffreesf trop faible pqur suppcrter quelquespertes; toutce qui est au=dessus est trau