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Tome cinqième.
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ARTILLERIE.

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les manceuvres dtaient le seui naoyenemployö. Une arme appuyait Tautrearme; la cavalerie formait les ailes.Cesar remporta la victoire ä Pharsale,parce qu’il avait «lispose son armöe enEchelons obliques; il est rarementquestion dans l’histoire ancienne d’uneaile qui ait cherche protection dans lanature du terrain. Quant aux affairesde postes, il n’en est j’amais fait men-tion ; l’espöce des armes et de la tacti-que des anciens ne les y rendait paspropres. La phalange n’avait de forceque dans les plaines. Une ldgion ro-maine avait toute sa conliance en elle-möme. Taut que l’infanterie fut braveet bien arinee, tant que les macbinesde guerre ne se multiplierent pas, tantqu’on se battit corps a corps, il en futainsi; mais lorsque les legions dege-nerörent, Iorsqu’elles quitterent lesarmes defensives, elles devinrent timi-<jes et tremblantes dans les plaines,lorsque les catapultes et les balistes semultiplierent dans les armdes, commeles canons se multiplient aujourd’huidans les nötres, on commenga ä avoirrecours aux ressources du terrain, onchercha les hauteurs, on espöra aug-menter par elles reffet des machinesde jet, on tächa de mettre des obsta-cles entre l’ennemi et soi. Dans lesguerres d’Arien contre les Alanes, onvoit les dötails de la disposition d’unebataille, qui rapprochent beaucoup cetemps-lä des nötres.

l'resque indifiufem sur les ressour-ces que les jtays cobpös pouvaient of-frir ä leurs ordres de bataille , les an-ciens paraissaient encore bien moinsoccupes des connaissances topographi-ques, dans la conduite journaliere deleurs operations. Jusqu’ä la secondeguerre Punique, on ne voit nulle partla tactique romaine avoir quelque re-.atipn avec le terrain. Fabius fut le

premier qui commenga a mettre d uro-fit la nature du pays, pour s’opposeraux succes d’Annibal. Ses imprudenspredecessurs s’ötaient fait battre dansles plaines ; il sentit qu’il ötait trop in-ferieur en tactique ä son adversaire,pour s’y compromettre ; il chercha leshauteurs, prit des positions, fit uneguerre de mouvemens, övita les com-bats. Sa conduite sauva Rome , et eiley trouva des censeurs; tant les prin-cipes de cette belle Campagne ötaientinconnus aux Romains, accoutumös äcombattre plutöt qu’ä manceuvrer!

L’histoire nous fait voir Cösar oc-cupe quelquefois de la nature du pays,dans le choix de ses camps; mais lepeu de dötails topographiques, danslesquels Cösar entrelui-möme dans sesmemoires, semble prouver que ces de-tails n’etaient pas regarddscomme bienimportans alors. lls le furent encorebien moins dans ces temps d’ignoranceet de barbarie, qui succedörent auxbeaux jours de Pempire; toutes lesparties de l’art militaire dögönörörenta la fois; les campagnes ne furentplus que des incursions; et le hasardou le courage döcida seui des com-bats.

Quand les armes ä feu eurent acquisquelque perfection, le terrain dut com-mencer necessairement ä prendre del’influence sur les opdrations de laguerre. L’infanterie chercha les payscoupes; eile occupa par prdference lesvillages, les bois, les hauteurs. Cespoints devinrent des postes et des ap-puis interessans ä se procurer; ils en-trerent par consequent dans les com-binaisons de la castramdtation et de latactique. Ce fut sans doute une nou-velle ressource pour le gdnie, et unpas de plus vers la perfection de l’art;mais, comme presque partout Tabus ; suit la verite, peu ä peu cette influence