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ä tous l’obligation de dEfendre jusqu’ä |la mort le poste qui est confiEä notre ü-delile. Les places de guerre sont de tousles postesles plus importans: ce sont desvedettes distribuees sur la fronliöre.Le devoir de ceux qui les defendentest le mömd que celüi d’un corps detroupes qui serait etabli dans un delilepour en fermer ie passage, et sur le-quel reposerailla securite d’une armde.Sans doule un pareil poste ne seraitpas abandonne ä l’ennemi. Nous ne de-vons donc pas craindre que la ponctua-lite et le zele se montrent moins actifsdans le Service des places que dans leseamps, du moment que tout guerriersaura qu’ils y sont egalement neces-saires, qu’ils n’y conlribuent pasmoins ä la sürete de l’Etat et aux suc-ces des conceptions de son a'ugustechef, qui saura toujours les faire res-sortir avec un eci.it proportionnd audevouerpent qu ils exigent.
Louis XIV , mecontent de ses gou-verneurs et commandans de places,leur adressa la lettre circulaire suivan-te, qui, depuis rette dpoquc, a tou-jours etc regardEe comme la base desdevoirs de ceux ä qui ces postes sontconlies; une ordonnance semblableavait deja ete rendue par Louis XIII ,comme on le voit par cette circulairemötne :
« Tratte de l’a'tauue et de la defense des places,
» par M. le mar&hal de Vauban . »
« M0NStF.bR ,
» Quelque satisfaction que j’aie de la» belle et vigoureuse defense qui a ete» faile dans edles demes places fortes» qui ont Ete a-siegees depuis cette» guerre, et bien que ceux qui y com-» commandaient se soient distingues 1» en soutenant pendant plus de deux» mois leurs dehors, ce que n’ont point |» fait les commandans des places enrie-1
| » mies, lesquelles ont 4t£ assi£g6es par» mes armes; cependant, comme j’es-» time que les corps de places peuvent» ötre defendus aussi long-temps que» les dehors, et que c’est sur ce prin-» cipe que, des le r&gne du feu roi mon» tbes hohore seigneur et pere, il a dtd» enjointä tous gouverneurs de places» de guerre, par une clause expresse» qui s’est toujours depuis insdree dans» leurs provisions, de ne point se ren-» dre, ä moins qu’il n’y ait breche» considerable au corps de la place, et» qu’apres y avoir soutenu plusieurs» assauts; j’ai juge ä propos de renou-» veler les mßmes ordres a tous les» commandans de mes places. C’est» pourqupi je vous ecris cette lettre» pour vous dire qu’au cas que la place» que vous commandez vienne ä dlrew assidgde par les ennernis, mon in-» tention est que vous ne la rendiei» point, ä moins qu’il n’y ait bröche» considerable au corps d’icelle, et qu’a-» pres y avoir soutenu au moins un as-» saut; et, ne doutant pas que vous ne» vous conformiez avec tout le zele que» vous avez fait paraitre en toutes oc~» casions pour mon Service, a ce que je» vous prescris par la presente, je ne» vous la ferai plus expresse ui plus» longue, que pour prierDieu qu'ilvous» ait, Monsieur, en sa sainte garde.
» Ecrit ä Versailles , le sixieme jöür» du mois d’avril 1705. Louis.»
Cependant quelques rmiilaires, m&~me tres braves, se sont recries contrela rigueur de cette ordonnance, et parla, peut-dtre, ils ont fourni une Sorted’autorite ä ceux qui ne chercheht qüedes p; etextes pourse rendre prömpte-ment. II n’est qu’tine repohse h löür1 faire; c’est que des militaires ne sontpoint des iegislateurs, qu’un homrrre| de guerre n’est responsable que de| l’execution des lois: qu’il commende a