OBS PLACES FORTES.
que de s’emparerdeleurs anciennes- li-mites. On remarque qu’ils n’osferentmöme debarquer que sur la rive droitede l’Oyapock; mais n’eprouvant au-cune resistance, ils pass^rent sur larive gauche, s’emparerent de tout lepavs situe entre la riviere de ce nomet celle de l’Approuague .
»Cette arrivee de l’ennemi 6taitbien loin d’dtre imprevue par M. Vic-tor Hugues ; ddjä, de son aveu, il avaitetd averti, par des avis particuliers, desprojets et des entreprises de la maisondu Bresil.
» 11 avait et6 prdvenu, d’une ma-niöre plus positive et plus directe, del’invasion des ennemis, par le brick laJosephine , qui avait aperc;u la flotille al’embouchure de l’Oyapock.
» Le 9 , il en refut ofliciellementl’avis par un manifeste que lui adressale commandantportugais, au nom duprince du Brdsil.
» M. Victor Hugues , qui, malgre ladefiance ou il devait 6tre des inten-tions du prince du Brdsil, n’avait, jus-qu’ä ce jour, ni visite lui-meine lafrontiere qu’il devait defendre, niexerce, ni multiplie ses troupes, niaugmente ses approvisionnemens etses munitions, ni arme, ni fortifie sespositions, sembla vouloir s’occuperdela defense de la colonie; il fit un ap-pel aux anciens militaires, ordonna lalevee de cinq cents negres, prescrivitl’armement de quatre positions sur lariviöre de Mnhury, et fit partir deCayenne un dötachement de quatrecents hommes, commandes par le lieu-tenant Sirdey, pour defendre la fron-tiöre.
» Cependant l’ennemi, qui n’avaitpoint trouve de resistance sur l’Oya-pock, crut pouvoir tenter de s’emparerde l’Approuague .
* 11 envoya une clialoupe dans la
riviöre de ce nom; mais eile fut p.par les habitans, qui firent prisonnierset envoyferent ä Cayenne seize mate-lots etdeux ofiiciers composant l’equi-page. Ce leger dchec, du ä la fid^litedes habitans du pays, ne rebuta pointl’ennemi; il entra le 15, a huit heuresdu matin, dans la rividre de l’Approua-gue avec une petite flotille, pen^traencore sans rdsistance jusqu’ä la ri-viere du Corrouai, et s’en empara; ledetachement, commande par le lieu-tenant Sirdey, arriva pour etre tdmoinde cette nouvelle entreprise, et il neputs'opposerä son succes.
» Apres une faible resistance, il soretira au College , habitation du gou-vernement.
» Il emmena avec lui les noirs decette habitation , et fit sa retraite surCayenne , tandis qu’une cinquantainede Portugals, envoyes de la riviere deCorrouai, mettaient le feu ä cette md-me habitation, la seule qui fut incen-diee dans cette partie de la colonie.
» L’ennemi, maitre de l’Approua-gue, cherchaä s’y etablir, ä s’y forti-fier; mais comme il vit que VictorHugues ne faisait rien pour le repous-ser et l’arrdter, il medita de nouvelle*entreprises.
» M. Hugues, instruit de tous cesmouvemens, continuait ä preparer len-tement ses moyens de defense; il fitalors retablir les postes que nous avonsdecrits; la position du Diamant fut ar-mee de deux pieces de 24 et une de 8,et defendue par quarante hommes,commandes par un capitaine.
» Le deuxieme poste, celui du De-gras-des-Cannes, fut armd de deuxpidces de 8, et ddfendu par quinzehommes seulement, commandes parun sergent.
» Le troisieme poste, nomme Triofut arme de deux piöces de 8, et de-