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Tome cinqième.
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SUR LA FORTIFICATION PRIMITIVE.

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rifcres et sur les flancs des travaus wcl’ennemi. Ces coupures, comme on levoit, sont toutes dans l’enfilade des Ca-nons de la place; on pourrait les espa-cerl’une de l’autre d'environ cent mö-tres, et placer entre eiles, ä egales dis-tances, les enfoncemens ou petites ga-leries dont nous avons parle ci-dessus.Ces debouches seraient fermes par desbarrieres, des chevaux de frise ou dessauts de loup, sur lesquels on jetterait,au besoin, de petits ponts volans enmadriers.

Tant que l’ennemi sera encore loindans la Campagne, on se contenterade tirer du rempart ä ricochet sur seszigzags, et de piein fouet sur ses bat-teries; lorsqu’il sern arrive au liaut dela contrescarpe, pour y faire son Ioge-meut et o.onstruire ä ses batteries, ils'y trouvera, sur tout le pourtour, enprise au feu direct de l’artillerie ducorps de place, ä la mousqueterie dupremier couvre-face, et ä toute la ran-gle de pierriers que l’assiege aura pudtablir dans le chemin des rondes dusecond couvre-face, le plus voisin duglacis, sansque les defenseurs, ainsi dis-tribues, soient exposes ä tirer les unssur les autres.

Lorsqu’ensuite l’ennemi ouvrira lacontrescarpe pour opdrer sa descentede fosse, comme celle-ci est decouvertejuquau pied, tant des remparts dufront attaque que de ses parties colla-terales, le debouche sera baltu direc-tement et d’echarpe par un immensedöveloppement d’artillerie et de mous-queterie, sans que pour cela l’actiondes feux verticaux du chemin des ron-des du second couvre-face soit inter-rompue.

Aprbs la descente de fosse, et pen-dent que l’ennemi s’avancera sur leglacis, on dtablira une nouvelle ran-gee de pierriers dans le chemin des

rorwit r~i premier couvre-face, et l’onretirera ceux du second. Ainsi, lememe nombre de pierriers sera tou-jjours en action , sauf les points vis-ä-vis desquels il se trouvera des hommesdans le chemin des rondes du secondcouvre-face, sur quoi il sera toujoursfacile de s’entendre, a cause de laproximite des deux endroits.

En supposarit que l’assiegeant soitparvenu ä s’emparer de la crüte du gla-cis et du couvre-face le plus avance, ilfaudra ndcessairement qu’il se tienneen force dans la coupure qui les separe,pour ne pas ötre attaque a l’improvistedans cette meme coupure sur ses deuxflancs: alors l’assiege quitte la ban-quette de son premier couvre-face,qu’ilavaitoccupeejusqu’alors, et ileta-blit sa ligne de mousqueterie dans lechemin des rondes du corps de place,d’oü il tire par les creneaux, des quel’ennemi coinmence ä paraitre au hautde ce couvre-face, ce qui n’empöchepas le feu simultane du canon du rem-part.De plus, les defenseurs, etant ainsiretires du couvre-face, lancent leursgrenades ä la main , depuis le chemindes rondes du corps de place, sur cem6me couvre-face, qui n’en est eloi-gnd que de dix ä douze toises. En-fin, on met en jeu la nouvelle rangeede pierriers qu’on a dü etablir dansce chemin des rondes, en observantde faire retirer les soldats qui sonten avant dans ce m6me chemin desrondes chaque fois qu’on se disposea mettre le feu aux pierriers qui sontderriere.

Ces pierriers, qui s’approvisionnentfacilement de la place par les passagespratiquds de plain-pied sous la massede lerre du rempart, inonderont deprojectiles tout le terrain qui est enavant, ou l’ennemi, comme on vientde le dire, est oblige de se tenir er*