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Tome cinqième.
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SCH L4 iORTinCVilON PRIMITIVE.

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bamquette du couvre-face que de cellede la redoute elle-mßme; 4° que sil’ennemi veut se loger sur le couvre-face, il s’y trouvera sous Ie feu demousqueterie des creneaux de la re-doute el sous le jet des grenades lan-c6es ä la main , de son interieur;5° que quand möme l’enuemi seraitrnaitre du fosse exterieur du couvre-face, il ne le serait pas pour cela dufosse interieur, et encore moins de laredoute elle-meme; 6° qu’en suppo-sant la redoute prise et occupee parl’ennemi, on peut l’y accabler par desgrenades Iancees ä la main depuis lehaut du mur de contrescarpe, auquel,dans ce cas, on aura eu soin de faireune banquette; 7° que cette petitepi6ce se defend par elle-möme sansle secours d’aucui.e autre, et indd-pendamment de out flanquement;8° qii’elle prend des revers sur la con-trescarpe, de maniere qu’on ne peutcouronner celle-ci sans avoir pris tousles fortins qui la couvrent sur l’eten-due du front d’attaque; 9° qu’enfin,en supposant une chaine continue deces fortins sur le bord de la contres-carpe, dloignes Tun de l’autre d’envi-ron cent metres, de maniere que cha-cune des coupures faites ä la contres-carpe pour les sorlies, comme nousl’avons dit plus haut, se trouve placeeentre deux de ces fortins, ces sortiesseraient efficacement protegees dedroite et de gauche.

On voit, par ces details, que de sem-blables fortins peuvent augmenter con-siderablement la defense de la place;qu’ils tiennent lieu d’une premidreenceinte, et donnent le temps ndces-saire pour faire interieurement les dis-positions convenables.

J’ai dit qu’on pouvait donner ä cesforüns toutessortes de formes : les fi-gures 2, 3, 4, eu offreat divers exem-

ples, et s’expliquent assez d’elles-md-mes, d’apres ce qui vient d’ötre dit.

Un autre moyen d’augmenter laforce de la place consisterait ä dtablir,sur la pente du glacis, des lignes decontre-approche, pour favoriser lessorties et prendre des revers sur lestravaux de l’ennemi.

De simples tranchees droites creu-sees en terre, telles que le sont les li-gnes ordinaires de contre-approche,ne rempliraient point l’objet, parceque leur interieur ne pourrait dtre dd-robd aux vues de rennemi; il faut iciqu’elles soient faites en relief et enzigzags, e’est-ä-dire qu’elles soient for-mees d’une suite de traverses dleveessur la pente du glacis, en recouvre-ment l’une de l’autre, de maniere qu’ily ait entre eiles un libre passage quel’ennemi ne puisse apercevoir, maisdont tous les points soient vus et d6-fendus de la place, probleme qui peut,je crois, se rdsoudre comme il suit:

Je trace (planche I, fig. 5), dans ladirection du rayon, une droite AB, dela crdte du glacis jusqu’ä l’avant-fossdqui la lermine au bas; ä droite et ägauche de ce rayon, je lui mäne deuxparalleles, qui en soient eloignees dedouze metres chacune, ce qui fait unintervalle de vingt-quatre metres entreces deux paralleles. J’dtablis ensuiteentre eiles des traverses en recouvre-ment, telles qu’on les voit dans la fi-gure; ces traverses forment commeune suite de zigzags, dont les angle?sont supposes de soixante degres. LiIargeurde chacune de ces traverses estde quatre metres, et leur hauteur dedeux; de Sorte que le terre-plein su-pdrieur de ces traverses forme unepente parallele ä ce glacis, commandeede deux metres par le parapet du corpsde place. La ligne serpentante, quipasse entre elles, marque le sentier de