SUR LA I'ORTII’ICATION PRIMITIVE.
§ II.
Application des principes csposds dans le para-graphe prdcMent, a l’am^lioration des syste-mes t)asUonn6s.
Les observations developpees dansle paragraphe precedent peuvent, jus-qu’ä un certain point, s’appliquer äl’amelioration des systemes bastion-nes; tel estl’objet dece second para-graphe.
Pour cela, je reprendrai le plan quej’ai propose dans mon Tratte de la De-fense des Places, en y faisant des mo-dilications propres ä rendre plus sen-sibles les avantages qu’on peut tirerde l’emploi des feux courbes combinesavec les retours oflcn sifs.
La fig. 1, planche II, reprdsente leplan d’un des fronts du Systeme pro-pose ; je suppose que ce front appar-tienne a un octogone regulier.
Je trace la ligne magistrale du corpsde place comme dans le Systeme or-dinairede M. de Vauban , c’est-ä-direque le cöte exterieur est suppose decent quatre-vjngts toises, les faces desbastions d’environ cinquante-deux toi-ses, les flaues ä peu pres perpendicu-laires aux lignes de defense.
Derriere le revßtement ou mur d’es-carpe, que je suppose avoir six piedsd’epaisseur, et vingt-quatre pieds dehauteur au dessus du fond des fosses,est le rempart en terre, compose:1° d’un chemin des rondes large de sixpieds, et aussi de six pieds plus basque le dessus du mur. La portion de cemur, qui couvre le chemin des rondes,estcrenelee; 2° d’un parapet en terredlevd de douze pieds au-dessus de lamuraille, et large de six toises, savoir :trois toises pour son terre-plein , ettrois toises pour soa talus exterieur,
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j qui se termine en bas au chemin desrondes; 3° du terre-plein du rempartdestine ä l’artillerie, de sept toises delargeur, sans compter les rampes et letalus. On communique, de I’inldrieurde la place au chemin des rondes, pardes passages Souterrains pratiques sousle rempart.
Derriere ce rempart est une rue dedix ou douze metres de largeur, apreslaquelle vient le retranchementgdnö-ral faisant tout le tour de la place, etcompose : 1° d’un revßtement de sixpieds d’epaisseur, et elevß jusqu’au ni-veau de la crete du parapet qui est enavant, c’est-ä-dire de vingt-quatrepieds au-dessus du sol de la place. Laportion de ce retranchement qui re-pond ä la gorge du bastion, est per-pendiculaire ä la capitale; 2° d’un ter-re-plein ötabli ä deux toises au-des-sous du haut du revfetement, et dontla largeur est de seize m&tres, afin depouvoir y construire des batteries blin-dees, dont nous donnerons l’explica-tion plus bas; 3° d’un espace süffisant,derriere le terre-plein , pour les ram-pes et les talus.
En avant de la portion de ce retran-chement , qui fait face ä la gorge dubastion, est un öpaulement en terre,pour couvrir le revßtement qui estderriere, contre les coups de ricochetqui peuvent venir dans le sens de lacapitale, et pour servir de parapet äune batterie de mortiers et de pier-riers, qui sera dressee pendant le sie-ge, et dont l’effet doit 6tre d’cmpecherle logement de l’ennemi sur les facesdes bastions.
Au-devant de la conrtine est la t@-naille avec son avant-corps, que jenommerai ensemble boulevart central;le tout est revßtu; mais l’escarpe adix-huit pieds de hauteur au-dessnsdu fond du foss6, et la gorge douze