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Tome cinqième.
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PRHFACB.

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» äacte,4 une destructionentere; quandon sängequedanscesoceur-» rences la tolalitö des habitans, rfeunis d’iut6r4ts et d’eflorts, faisaieut» cause commune ävec les troupes, les excitaient, les soutenaient par

* leS transports d’un vobu unanitne, d’un int6r6t immense et eommun,

* d’une ardeur qui tenait de la fr£m6sie, et les renforcaient en com-» battant avec elles, on concoit que l’on se soit röduit 4 manger des» aüimaux immondes, de l’herbe, de vieux cuirs, et m4me de la chairs hutnaine, commeau dernier sräge de Paris , et, ant6rieurement, aux» sifeges de Sancefre et de Jerusalem par Titus, et 4 en faire adopter la» rfesolutiofi, eomme Critognat le fit 4 Alise; et l’on explique de möme» le dösespoir des Syracusiens et des huit cents transfuges de Carthage;» les Numantins se tuant eux-mömes* au moment de la chute de leura place; douze nulle personnes mourant de faim 4 La Rochelle , eti presque autant 4 Calais , sans parier de se rendre; les habitans» d’Harlem voulant se pr£cipiter, en masse, sur les baionnettes des» assifegeans, etc., etc. Mais ce qui est unique dans l’histoire, c’est

* que pour aucun de ces motifs, en d4fendant une ville 6trang4re, et» qui renfertnait soixante-quinze mille habitans et rßfugies, qu’il» fallait observer et contenir, en faisant une guerre ordinaire, en lut—» tant, d’une part, contre des intrigues, des sdductions, des trahisons,

* si propres 4 dömoraliser, rebuter et ddcourager les troupes, 4 exci-» ter les habitans 4 la rfevölte, et de l’autre, contre une armße et une» flotte, dont les chefs, avec toutes le9 garanties du droit des gens,

* offraient, sans cesse, les plus hönorables conditions, on eüt fait,» par dfrvouement pour sa patrie, par reffet du earactdre d’un seul

* homme, pour l’honneur, enfin, ce qui n’avait jamais resultö que de la» fureur des partis, du fanatisme, de la terreur, du dßsespoir, et d’uue

* rolontö unanime, jüstifi&e par toutes les considerations humaines;

* enfin que, de cette sorte, on ait portd la constance jusqu’4 d6vorer

* ce qui ne paraissait pas susceptible d’4tre mangfe, des havre-sacs

* et des gibemes , jusqu’4 perdre par la famine et les 6piddmies, un