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projets de la coalition, avait de mümeet6 indiquüe pour le point de retraitedes trois divisions de l’aile droite.
Nous etions ainsi dans l’attente del’explosion, lorsque le 15, l’apparitionde toute la flotte anglaise fut le Signaldes attaqnes, qui en effet commencü-rent le müme jour: savoir ä Recco quenousüvacuämesle matin, maisoü nousrenträmes le soir; ä Borgo-di-Fornari,oü l’ennemi voulut couper la ligne denos troupes, et oü le genüral Poinsot lerepoussa en lui faisant quatre-vingt-quatre prisonniers; et sur les hauteursqui se trouvent ä la gauche de Cadi-bona (1), oü nous conservämes, parune resistance opiniätre, toutes nospositions.
16 Germinal.
Le 16 germinal I’attaque fut güne-rale. Afin d’en presenter les principa-les circonstances, suivons-la dela droitea la gauche, c’est-ä-dire depuis Reccojusqu’ä Yado.
Elle eut lieu sur les troupes de lapremiere division par un corps de dixmille Autrichiens, rassemblü en avantde Bobbio , auquel s’etaient joints tous
(1) II y a trois prineipaux ddbouchds, qui,dans la riviere du Ponent, versenl du Pidmontä la mer. Ces ddboochds, tous praticables pourl artillerie, sont le Col de Tende, Cadibona etla Boehella. En choisissant le premicr, les Au-trichiens rdunissaient presque loute l’armde d'I-talie sur leur derridre, manquaient un des Pre-miers buts qu’ils devaient avoir (celui de la di-viser), multipliaient les obstaclcs, et augrnen-taient leurs risques. En s’avan«ant par la Bo-cbetta, ils rdunissaient toule l’armde fram.aisesur leur front, et ne tiraient aucun parti desavantages de leur Position militaire.
Cadibona seul leur prdsentait presque tous lesavantages rdunissans inconveniens. En s’avan-«ant par la, ils coupaient noire ligne, bloquaientSavonne qui dtail sans vivres, se Iiaient a laDolle anslaiso par la rade de Vado
les rüvoltes de Fontana-Buona, et qui,sous les ordres du lieutenant-gdneralBaron Otto, etait destinü ä se portersur Gßnes.
Monte-Cornua fut de ce c6tö lepoint de la principale attaque. L’en-nemi , apres avoir force Panesy, Saint-Alberto et Bargaglio, y arriva sur troisfortes colonnes, et par un mouvementrapide, contraignit la 7i e , qui defen-dait cette position, ä l’abandonner.Cette demi-brigade se retira, partiesur Nervi, partie sur le Monte-Faccio,oü la 106 e se porta pour la soutenir.Dans l’apres-diner, cette derniere Po-sition fut encore enlevee, malgre toutce que, dans differens combats(aux-quels la nuit seule mit (in), le günüralde brigade Darnaud et ses troupes aientpu faire successivement pour la con-server et la reprendre.
Malgre ces avantages, rennemi eutcent prisonniers de faits dans cetteaffaire, oü'il ne nous en fit point (1).Nos troupes prüs d’£tre reploydes deRecco, de Nervi et mdme de Bogliasco,prirent cependant position de manierea couvrir Günes, et ä ne pas abandon-ner Quinto, qui nous resta.
A Torriglia et Scoffera, l’attaque
de cetle riviere oü les vaisseaux puissent süre-ment mouiller); fonjaient I'aile droite a faire,pour les atiaqucr, des mouvemens extremementdifficiles, penibles et danqereux; et enfin ilstrouvaient, eontre ses efforls et ceux du centre,d'inexpugnables positions sur les hauteurs deSaint-Jacques, de Monte-Nolte, etc. Mais lalenteur des mouvemens de l’armde autrichienneannula pour eile la majoritd des effets qu elledevait atlendre de *on dtat, du nötre, et da labontö des plans arretds pour la Campagne.
(1) Le chef de balaillon du Pelict, de la 106»,y fut blessd de cinq coups de feu.
Parmi les braves qui eurent encore occasionde se distinguer dans cette journde, e gdndralMiolis nomma avec dloge le citoyen Guirmont,lieutenant des grenadiers de la 2'i e de ligne.