TI* JOURNAL DES OPERATiONS MILITAIRF.S
du gönöral Soult fnrent dirigessur Vol-try; quant ä l’ennetni (par une inac-lion dont le molif nous est inconnu),il employa seulement celte journec änous obscrver, et ä porter diflerenscorps de sa gauelie et de sa droite versle centre de scs positions qui ötait aSassi llo.
De toutos parts autour de Gönes, letocsin continua de sonner pendantcette journee; et ce qui prouve quel'ennemi avail des intelligences nom-breuses dans la ville et dans les fau-bourgs, c’est que dans la soiree du 18,des fus£es parlie* de Carignan et deSaint-Pierre-d’Arena, repondirent ädillörens signaiu aperfus dans lesmontagnes et sur la mer.
19 Gcrminal.
A trois heures du matin, le tocsinredouble de tous cötes, et le bruit seröpand que plusieurs milliers de Pie-montais, reunis aux insurges de la Li-gurie , descendent de la Pokevera ,pour couper la communication de Gö-nes ä Vollry. La position de l’armeequi, dans ce moment, se trouvaitmorcelee ä Gönes, ä Voltry et ä Var-raggio, rendait ces nouvelles tres alar-mantes.
L’on annonce cependant des co-lonries descendarit sur Gönes de touscötes.
Le genöral cn chef, malgre l’agila-tion que produisent ces nouvelles, nechange rien ä ses rösolntions.
Les bruits du mouvenient de I’en-nemi devenant toujours plus serieux,la Bochetta ayant ete evacuee, et uneHorte colonne ennemie s’avansant surPonte-Decirno, le general en chef seietermine a laisser ä Gönes le generalie division Oudinot, chef de l’etat-tna.'or-genöral, et le chef de brigadeMares, commandaut le gönie.
D’apres le plan arröte, le gönöraSoult devait etre le möme soir ä Sas-sello; mais un des mouvemens de i’en-nemi retarda le sien (1), par la nöccs-site d’assurer ses derrieres, et deconserver ses Communications avecGönes.
Yers deux heures du matin , au mo-ment oü ce general se disposait ä quit-ter Voltry pour se porter ä Sassello,il apprit que l’ennemi, maitre du postedes cabanes de Marcarollo, s’elait avan-cöjusqu’ä Aqua-Santa, ou Nostra-Si-gnora de! Aqua (ä trob milles de Vol-try). Dans cette Situation, convaincude rindispensable necessite d’altaquerl’ennemi dans ses nouvelles positions,le göneral Gazan est Charge par lui decette Operation.
D’nprös les dispositions arrötöes, legeneral Poiosot marche sur Campo-Freddo avec un bataillon de la 78° deligne et la 92% pour y observer et y in-quieter l’ennemi, pendant que deuxautres colonnes parties, l’une deSestri,et l’aulre de Massone, se dirigent surles Cabanes, qui, ainsi que Rossiglione,nous avaient ete enlevees le 18.
A t’approche de nos troupes, Aqua-Santa est evacuee; mais, pres de Mar-carollo, l’ennemi, rassemble au nom-bre de trois mille hommes, accepte lecombat, dans lequel, force sur tousles p.oints par une Charge extrömeinentvive, il est completement mis en de-route, et perd , sans compterses mortset ses blesses, deux piöces de canon etsix cents prisooniers qu’il laisse aupouvoir du general Gazan
Ce succes obtenu, le general Gazan
(1) Celte drconstanr', qui n’avait point 4t4prövue, ddtruisil en'udremeni et indritaM mentrbarmenie de celle Operation. Le locleur s’enconvaincra en se rappelant ce que nous venonsde dire sur le plan de ce mouvement.