JOURNAL DES OPERATION® MIL1TAIRES
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d’escadron Contant, commandant lesguides du general en chef (1).
On voit par le tableau des ev&ne-mens de cette journ£e, que le but dug£n6ral en chef fut cependant entiere-mcnt rempli, puisque la diversion qu’ilparvint ä op6rer par l’effet de sa pr6-sence, assura les avantages si impor-tans du g6n6ral Soult, qui avait eneffet non seulement les quatre cin-quifcmes, mais encore l’elite des trou-pes, et tous les g6n6raux.
22 Germinal.
Nous trouvons ici une nouvellepreuvedece que nous avonsdejä ditsur les dangers que la difficulte desCommunications apporle ä la guerredes montagnes. En effet, le g6n£ralen chef, qui ignorait ce qui s’ötaitpass6 aux divisions de droite, avaitvainement envoy£ au g6n£ral Soultcinq officiers pour le pr^venir de sonmouvement retrograde. Aucun n’etaitarrive; et tandis que la colonne degauche se replinit sur Gßnes, celle dedroite marchait sur Monte-Notte.
Le general en chef n’ayant point denouvelles du general Soult, jugea parson silence qu’il n’avait refu aucunede ses d6p6ches, et resolut alors de re-prendre l’offensive pour seconder sesoperations, s’il avait des succes, ou fa-ciliter sa retraite s’il avait des revers.
Pendant ces differens mouvemens,l’ennemi, en faisantdescendreun nou-veau corps de troupes des montagnesduxquelles Santo-Martino est appuyö,avait repris l’Hermette avec un autrecorps d’environ cinq mille hommes, et
(1) Cet ofljcier s'etanl un peu trop abandonnöen poursuivant l’cnnemi, fut coupd un momentet faillit etre pris. II n'dchappa qu’en passantavec son cheval a travers les barqnes qui cou-vraient le mag«
leg6neral Soult, toujours superieur auxdifficult6s qui de tous cöt6s et ä chaqueinstant se multipliaient sous cnacun deses pas, avait de nouveau forme le pro-jet de l’en chasser.
Les munitions commenfaient ä man-quer; cette circonstance eüt 6t6 em-barrassante pour beaucoup de chefs;eile ne le fut pas pour le general Soult,qui supplöa ä ce manque, par i’ordred’enlever cette position au pas de Chargeet ä la bai’onnette, et par la döfensefaite, sous peine de mort, de tirer uncoup de fusil. Ces dispositions furentscrupuleusement suivies. Presque tou-tes les troupes furent, pour l’attaque,form6es par sections en colonnes. LaCharge fut battue, et la position em-pörte. Nous fimes dans cette affaire,tres meurtriere pour l’ennemi, deuxCents prisonniers, dans le nombre des-quels se trouva le colonel du r^gimentde Keith (2). Le chef de brigade Cassa-gne, qui faisait alors fonction de gene-ral de brigade, justifia dans cette occa-sion l’opinion que l’armee avait de sestalens et de sa valeur.
Chass6 des premibres positions del’Hermette, l’ennemi se rasscmbla surles dernieres hauteurs de cette mon-tagne, ce qui determina le generalSoult ä l’y faire attaquer par les gene-raux Gazan et Poinsot; mais l’ennemiavait sur ce point des retranchemensqui ne permirent pas de l’y forcer.
Quant au corps ennemi qui etait des-cendu par Santo-Martino. il alla dansle plus grand d6sordre se ra liier aux re-serves qui 6taient placees sur les hau-teurs de Yerraggio.
En cons&juence de cette non-reus-site de l’attaque de droite, la divisionse rassembla et prit position sur les
(2) Le general Poinsot, en faisant ce colonelprisonnier, eut le fonrrean de son sabre coup»par deux ballet.