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JOURNAL DES OPERATIONS MILITAIRES
sions prircnt position ä la hauteur deSaint-Andre, et conserverent memeSestri toute Ia nuit, afin de faciliter Iaretraite des corps qui la soutenaient.Pendant cette marche noeturne, la 78 eperdit qualorze hommes qui se prüci-piterent dans des abimes, et la mömedemi-brigade soutint, sur la droite deVoltry, un combat que les Autricliienslui livrerent, eclaires par des flam-beaux et par des torches.
Le citoyen Sibille, commandant desforces marilimes de l’armüe, et qui,dans le moment ou cette affaire s’enga-gea, exücutait avec sa (lotille son mou-vement sur Voltry, rentra dans Gönes.
Ce möme jour fut marquü par Iamort du günüral de division Marbot,officier justement eslime; il ne putechapper aux ravages de l’üpidemiedont il avait ütü atte/nt ä Savone , etqui, desolant alors tous les pays oc-cupes par cette malheureuse armeed’Italie , leur faisait de cette manierepartager une partie de ses desastres.
Le lendemain 29, les troupes pas-sferent la Polcevera, apres avoir em-ploj'e la nuit ä se rassembler. La G2 esoutint dans cette retraite un combatassez vif, sous les ordres du chef debrigade Cassagne.
Pendant cette sürie d’opürations deguerre, les troupes, restües aux ordresdu günüral Miolis , avaient soutenupresque journellement des combats,
(1) Dans !e commencement de cette affaire,le chef de brigade Brun eut le bras droit Ira-versö d une balle. Malgrdcette blessure, il restatoute la journöe sur le champ de batailie; il fitplus, il lie quitta pas un moment son corpspour se faire traiter. Parmi les braves que cettejoumöe coüta cncore ä la meme demi-brigade,nous cilerons le chef de bataillon Moitiö, blessden ebargeant a la töte des carabiniers, et qui,a l’affaire du 15, s’diait döja distingud, a Ruha,(i’uue maniere parliculiere.
(2) D.-as.lc rapp. rt de ses uperalious, ie ge-
qui, par Ieurs resultats, nous furent äpeu pres tous favorables. Ceux quipeuvent ütre cilüs sont ceux du 19,celui du 2'i., et celui du 27 germinal.
Ceux du 19, sur les hauteurs de Tor-riglia, oü I’adjudant-genüral Hector,attaquü par une forte colonne enne-mie, parvint, en l’enveloppant, ä labaltre et ä lui faire pres de trois centsprisonniers; et a la Bochetta, oü nousfumes forces, et oü, en faisant un malprodigieux ä l’ennemi, la 5 e lagere per-dit, par sa rüsislance, cent vingt-deuxhommes surquatre Cent vingt. combat-tans. Celui du 2i, en avant de Saint-Martin d’AIbaro, et dans lequel, puis-samment seconde par le chef de bri-gade Brun, commandant la 8° legere,le general Darnaud fit plus de centprisonniers ä l’ennemi, apres l’avoircomplötement battu; et (1) celui du27, sur notre ligne, entre les forts duDiamant et de Richelieu, ligne quel’ennemi attaqua trois fois, et oü troisfois il fut, malgre sa superioritü,repoussü par l’adjudant-günüral Ot-tavi (2), qui, en le poursuivant, par-vint ä lui enlever la position de Monte-Croce, oü il lui prit plus de cinquantehommes.
Le 30, tous les ouvrages de la placeet toutes les positions environnantesfurent visites par le genüral en chef,accompagnü ä cet effet du lieutenant-günüral Soult, du general Lnmartil-
nöral Miolis, en rendant comptc de ses diffö-renb s affaires, depuis le 15 jusqu’au 30, donneles plus grands öloges aux ttöndraux Darnaud etPclitot, et ä l'adjudant-gönöral Otlavi; il endonne de meme au cbef de brigade Brun, auchef de balaillon Dupcliier, de la 106 e , au chefd’escadron la Villettc, au chef de balaillon La-croix, au capilaine de gönie Delmas, a son aidc-de-camp le cap taine Bernard, au citoyen Mc-nard, sons-lieutenant a la 106 e , et aux ciloyeasPa77inr et Mirv. sprgpns n la