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Tome cinqième.
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JOURNAL RES OPERATIONS MILlTAlRKS

naud , eile se d.rigea Sur les hauteurs '•dites 11 Becco, parvint ä la cröte desmoutagnes, etcoupa le chemin deSorri.

Pendant ce trajet, le general Dar-naud avait baltu l’ennemi ä differentesreprises, et lui avait dejä fait plus desix cents prisonniers du regiment deJoidis et des cliasseurs de Brentano .Mais se trouvant alors extrömementöloigne du corps de bataille, il fut as-saiili par un corps ennemi beaucoupsupörieur au sien par le nombre, etplus encore en ce que les troupes quile composaient n’etaient pas, ainsi quecelles du genäral Darnaud, affamees etharassees de fatigue, Dans cetle posi-tioa critique, il soutint plus de deuxhenres un combat dont ses talens seulsdiminuerent l’inegalitö. Cependant unbataillon de la 2 C de ligne, et ses gre-nadiers, arriverent sous les ordres dugönöral Poinsot, et mirent ä möme dechanger cette defensive penible et dif-ficile en une olfensive brillante. Par lesordres du general Soult, qui arriva im-mödiatement aprös cette colonne, lebataillon de la 2', et les grenadiers, fu-rent de suite formös dans le centre encolonne serröe; la Charge donna le Si-gnal de l’attaque; la 25 e s’ölanga sur leflanc gauclie de l’ennemi; la 2i e surson flanc droit; par cette manoeuvre,l’ennemi surpris fut culbutö et pröci-pitä du haut des rochers. Plus de huitcents Autrichiens roulerent dans lesabimes; un. plus grand nombre futpris dans les retranchemens deMonte-Faccio, monument öternel de la gloiredu nom frang.ais, et tcmoin constan t desdefaites de ses nombreux ennemis.

Le genäral soult, maitre de Monte-Faccio, y fit faire une halte, aprös la-quelle le gönäral Darnaud se dirigea surNervi, dont il s’empara. Il y trouva desvivres pour ses trounes. et v nrit deuxpiöces de cauon.

Quant au gönöral en chef, qui, ä lamaniöre dont toutes les troupes du gä-neral Miolis (ex< epte la 78 e , aux ordresde l’adjudant-genöral Gautier}, s’6-taient relirees le matin , avait jugö qu’il6tait alors impossible de refotmer desuite les corps qui les composaient, illeur avait fait prendre posilion ä Saint-Martin d’Albaro et a la porte Romaine;avait faitrecomplöter leurs cartouches,et leur avait fait faire une distributionextraordinaire de vin: cette mesure lemit ä möme de les reporter en avant,vers une heure apres midi; et il setrouva si bien en mesure pour secou-rir le general Soult (s’il en avait eu be-soin), qu'avaint quatre heures du soirlo general Miolis avait dejä retabli lescommunicalio ns avec les troupes que legeneral Soult avait laissäes dans le Bi-sagno; qu’ä la möme heure, la 62 e ötaiten posilion sur le Monte-Rali, et quela töte de la colonne de droite, com-posee de la 8 6 lägero, arriva ä Nervien möme temps que les troupes du gö-neral Darnaud.

A la nuit, ce dernier se repliaä Cas-tagna. La 2 e rentra ä Gönes, y rame-nant plus de quinze cents prisonniers.Le reste des troupes acheva le lende-main de reprendre ses premieres Po-sition s , en conservaut cependant leMonle-Faccio.

Vers le soir, cette victoire fut an-noncee ä Gönes au son des bandesmilitaires, et la ville fut illuminee.

L’enthousiasme fut möme d’autantplus grand, que du moment oü la di-vision Miolis avait battu en retraite, iln’avait plus ete possible au göneralen chef d’avoir des nouvelles du gönö-*ral Soult; et cette circonstance etaitextrömement sörieuse, attendu que cegöneral se trouvait enveloppö par l’en-nemi qu’il avait tournö; qu’agissantseid , iljiouvnitötre scr nbtA ni!r i„