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Tome cinqième.
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STRATEGIE.

Dans le preraier de ces thöätres de ;guerre, le cötö AB ötait formö par lainer du Nord, le cötö BD par la lignedu Weser, base de l’armöe du ducFerdinand; la ligne du Mein formaitle cöte CD, base de l’armöe franpaise,et la face AC etait formte par la lignedu Rhin , egalement gardöe par les ar-möes de Louis XV .

On voit donc que les armöes fran-paises, opörant offensivement, et te-nantdeux faces, avaieiit en leur fa-veur la mer du Nord formant le troi-siöme cöte, et que parconsöquent ellesn’avaient qu’a gagner le cöte BD pardes manoeuvres, pour ötre inaitressesdes quatre faces, c’est-ä-dire de labase et de toutes les Communicationsde l’ennemi comme le montre lafigureci-dessus.

L’armee franpaise E, partant de labase CD, pour gagner le front d’opö-rations FG1I, coupait l’armee alliee J,

. ; du cöte BD, qui formait sa base; cettederniüre aurait donc ötö rejetee surl’angle L,A,M, forme vers Embdenpar les lignes du Rhin , de l’Ems et dela mer du Nord ; tandis que l’armöe jfranpaise E pouvait toujours commu- jniquer avec ses bases du Mein et du jRhin

La manoeuvre de Napoleon sur laSaale , en 1806, fut combinee absolu-ment de möme: il vint occuper ä J6naet ä Naumbourg la ligne FGH, etmarcha ensuite, par Halle et Dessau ,pour rejeter l’armöe prussienne J surle cöte AB, formö par la mer. On saitassez quel en fut le rösultat.

Le grand art de bien diriger ses li-gnes d’opörations consiste donc ä com-biner ses marches de maniere ä s’em-parer des Communications de l’ennemiSans perdre les siennes ; on voitaisö-ment que la ligne FGH, par sa Posi-tion prolongee et le crochet laisse surl’extrömite de l'ennemi, conserve tou-jours ses Communications avec la baseCD; c’est I’application exacte desmanoeuvres de Marengo, d’Ulm et deJena .

Lorsque le theütre de ia guerre nesera pas voisin d une mer, il sera tou-jours borne par une grande puissanceneutre qui gardera ses frontiöres etfermera un des cötes du carrö: sansdoute ce ne sera pas une barriere aussiinsurmontable qu’une mer; mais, en| thöse generale, on peut toujours laj considörer comme un obstacle sur le-j quel il serait dangereux de se replier) aprös une defaite, etavantageux par-lä