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Tome cinqième.
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OE LA GRANDE TACTIQUK ET DES BATA1LLES.

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Maxen oresque snr le möme terrain etpar ia möme raison.

Quant aux diversions dömonstra-tives faites dans Ie rayon möme del’armöe, elles ont un avantage positif,v’est lorsqu’elles sont combinees dansle but de faire arriver l’ennemi sur unpoint oü il convient de fixer son atten-tion, tandis qu’on rassemble le grosde ses l'orces sur un point tout opposeoü l'on de ire frapper un coup impor-tant. Alors il faut non seulementöviterd’engager le corps qui est employe äcelte dömonstration, mais le rappeierpromptement vers le corps de bataille ;nous citerons deux exemples quiprouveront l’opporlunite de cette pre-caution.

En 1800, Moreau voulant tromperKray sur Ia vraie direction de sa mar-cbe, fit porter son aile gauche de Kehl vers Rastadt , tandis qu’il tilait avecson armee sur Sto<ckach: sa gauche,aprcs une simple apparition, se rabat-tit alors vers son centre par Fribourgen Brisgau.

En 1805, Napolöon, maltre de Vien-ne , lance le corps de Bernadotte surIglau , pour semer la terreur en Bo-höme et paralyser l’archiduc Ferdi-nand qui v rassemblait un corps; illance d’un autre cöle Davoust surPresbourg pour imposer ä la Hongrie ;mais il les rabat aussitot sur Brunn,afin d’v venir prendre part ä l’evene-ment qui devait döcider de toute laCampagne, et une victoire signalöe de-vient le resultat de ces sages manoeu-vres. Ces sortes d’operations, loin d’ö-tre contraires aux principes, sont ne-cessaires pour en favoriser l’appli-calion.

On se convaincra aisement, par toutce qui precede, qu’on ne saurait don-ner des maximes absolues sur des opö-rations aussi variöes et dont le succes

tient a tant de particuiariles si diflicilcsä saisir. Ce sera aux talens et au coup-d’oeil des generaux ä juger quand ils de-vrontrisquerdesdötachemensjles seulspreeeptes admissibles: c’est d’en fairele moins possible et de les rappeier asoi desqu’ils ont rempli leur destina-tion. Au surplus on pourra remödier enpartie a leurs inconveniensen donnantde bonnes instructions ä ceux qui lescommandent; c’est en cela que con-siste le plus grand talent d’un generald’etat-major.

Un des moyens qui peuvent con-courir aussi a preserver des föcheuxresultats qu’entrainent les detache-mens, c’est de ne negliger aucune desprecaulions prescrites par la tacliquepour doubler leur force par de bonnespositions, mais sans perdre da vuenöanmoins qu’il est plus sage en gönö-ral de ne point les engager dans deslüttes serieuses. contre des forces dis-proportionnees. En pareil cas, la mo-bilite doitötre leur premier moyen desalut; cen’est que dansun petit nombre de circonstances qu’un detachiment doit se resoudre ä vaincre ou nmourir dans la position qu’il auraitprise ou qui lui aurait ete assignee.

Quoi qu’il en soit, il est incontesta-ble que, dans toutes les hypothösespossibles, les pröceptes de la tactiqueet de la fortification passagere sontapplicables aux grands detachemens,comme ä l’armee elle-möme.

Des corps lögers lancös au milieu dela zöne d'opörations de l’ennemi, quel-ques centaines de cavaliers. ainsi ha-sardes, ne sont jamais une perle grave,et peuvent causer un dommage consi-derable ä l’ennemi.

On emploie de preförence, ä ces sor-tes d’expeditions, des olFiciers ä la foisruses et hardis, connus sous le nomde partisans : veritables enfans per«