BK LA GRANDE TACTIQl'K KT DES BATAILLE*).
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qu’en dise fanden adage romaio; celane peut guöre arriver que dans les oc-casions oü nne armee inferieure enforces aurait remporte un succes pres-que inesperö.
Un des moyens les plus sürs de bienexöcuterune retraite, c’estde familia-riser les officiers et les soldats avecVidöe que, de quelque cötöque viennel'ennemi, ils ne courent pas plus derisque en le combatlant en queue qu’en, töte; il faut aussi les persuader que lemaintien de Vordre est le seul moyen desauver une troupe inquiötee dans unemarche rötrograde. G’est surtout dansces oceasions que Von peut apprecierles avantages d’une forte discipline,qui sera dans tous les temps le meil-leur garant du maintien de Vordre;mais, pour exiger de la discipline, ilimporte d’assurer les subsistances, afind’eviter que les troupes se debandenten maraudant (1).
Si un passage de grande riviöre offretant de chances delicates lorsqu’on estsuivi en queue par l’ennemi, c’est uneaflaire bien scabreuse encore quandVarmee se trouve assaillüe ä la fois entöte et en queue, et que la riviöre äfranchir est gardöe par un corps im-posant.
Le passage doublement cölöbre de laBörözina par les Francais est un desexemples les plus remarquables d’uneparcille Operation: jamais armee ne setrouva dans une Situation plus döses-pöröe et ne s’en tira plus glorieuse-ment et plus habilement. Pressee par lafamine, abimee par le froid, eloigneede cinq cerits lieuesdesa base, assaillieen löte et en queue sur les bords d’une
(1) Les qualiies qui dtstlnguent uu bori %i-n^ral d arriere garde ne sont pas communes,dans les armees mdridionales. Le mardchalNey dtait le type de ce que Ton pouvait desircrde plus parfait en ce genre.
riviere mareeageuse et au milieu devastes foröts, comment esperer qu’ellepüt en öchapper? Sans doute eile payachercet honneur; sans doute la fautede Vamiral Tschitchagoff contribuapuissamment ä la tirerd’embarras; maisl’armöe n’en fit pas moins des e (Torts he-roiques auxquels on doit rendre hom-mage. On ne sait ce qu'il faut admirerle plus, du plan d’operations qui ame-na les armees russes du fond de laMoldavie, de Moscou et de Tolotsk,sur la Berözina, comme h un rendez-vous de paix, plan qui faillit amener lacapture de leur redoutable adversaire,ou de la constance admirable du lionainsi poursuivi, et qui parvint ä s’ou-vrir un passage.
SUR LA LOGISTIQUE,
Oü
ART PRATIQUE DE MODVOIR LESARMEES.
Quelques mots sur la logislique en gdnCral.
La mgistique est-elle uniquementune Science de detail? Est-ce au comtraire une Science generale formant urgdes parties les plus essentielles de VaAde la guerre, ou bien ne serai t-ce quuneexpression consacree par l’usage pourdesigner vaguement les diverses brau,cbes du Service de Vctat-major, c’esEä-dire les divers moyens d’appliquc?les combinaisons speculatiyes de lauaux opöralions effectives?
Ces questions paraitront singuliöresä ceux qui sout dans ia ferme persua-sion qu’il n’y a plus rien ä dire sur Iaguerre, et qu’on a tort de chercher denouvelles definitions lorsque tout leursemble si Wen defini. Pour moi, qui
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