DE LA GRANDE TACTIQÜB ET DES BATA1LLE9.
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cieux que vrai; car au lieu de leurpröcher des maximes si contradictoi-res, il seri.it plus naturel de leur direque si de braves cavaliers peuvent en-toncer un carre, de braves fantassinspeuvent aussi repousser cette Charge;que la victoire ne depend pas toujoursde la superiorite de l’arme, mais biende mille circonstances; que le couragedes troupes, la prösence d’esptit deschefs, une manceuvre faite ä propos,reffet de l'arlillerie et du feu de mous-queterie, la pluie, la boue möme, ontcontribue ä des echecs ou a des suc-cös; mais qu’en these generale, unbrave, ä pied ou ä cheval, doit battreun poltron. En inculquant ces veritesä desdragons, ils pourront se croiresupöriturs ä leurs adversaires, soitqu'on Ies emploie comme fantassins,soit qu’ils chargent comme cavaliers.
On ne saurait nier qu’il est aussibien des circonstances, surlout dansles balailles rangees, oü dix mille hom-mes, transportes vivement ä chevalsi r un point dtktisif et y combaltant äpi. i, pourraieut faire pcncher la ba-lance.
Tout ce qu’on a dit pour la forma-tion de l'infanterie peut s’appliquer äb cavalerie, sauf les modiücations sui-vantes :
Les lignes deploy6es eu Miiquierou en Echelons sont beaucoup pluscenvenables a la cavalerie que des li-{ es pleines; tandis que dans l’infan-teri?, l’ordre deploye en echiquier pa-rait trop morcele, et dangereux si lacavalerie venait ä penetrer et a pren-dre les bataillons en llanc. L’echiquiern'est sür que pour des mouvemenspreparatoires avant de heurter ren-nend, ou bien pour des lignes en co-lonnes d’attaque pouvant se defendrepar elles-mfemes en tous sens contre laca 'al. rie. Soit qu’on forme l’echiquier,
soit qu’on pr^fere des lignes pleines,la distance des lignes entre eiles doitötre assez grande pour qu’elles nes’entrainent pas röciproquement encas d’ßchec, vu la rapidite avec laquellcon est ramene si la Charge est mal-heureuse. Seulement il est bon d’ob-server que, dans l’echiquier, la dis-tance peut 6tre moindre que dans laligne pleine. Dans aucuncas, la se-conde ligne ne saurait 6tre pleine. Ondoit la foriner en colonnes par divi-sions, ou du moins y laisser des ou-vertures de deux escadrons, qu’on peutployer en colonnes sur le flaue de cha-que regiment, pour faciliter l'ecoule-ment des troupes ramenöes.
Dans l’ordre en colonnes d'attaquesur le centre, la cavalerie doit 6tre parregimens, et l’infanterie seulement parbataillons. Pour bien se pröter a eetordre, il faut alors des rßgimens de sixescadrons, afin qu’en se ployant sur lecentre par divisions, ils puissent enformer trois. S'ils n’avaientquequatreescadrons, ils ne formeraient alorsque deux lignes.
La colonne d’attaque de cavaleriene doit jamais ötre serräe comme cellede l’infanterie, mais ä distance ou de-mi-distance d’escadron, afin d’avoir duthamp pour d6boiter et charger. Cettedistance ne s’entend au reste que pourles troupes lancöes au combat; lorsqu’elles sont au repos derrifere la ligne,on peut les serrer pour couvrir moinsde terrain et diminuer l’espace qu’el-les auraient ä parcourir pour s’enga-ger, bien entendu neanmoins que cesmasses seron t ä l’abri ou hors de por-ige du canon.
L’attaque de flaue ötant plus ä re-douter dans la cavalerie que dans uncombat d’infanterie contre infanterie,il est necessaire d’etabür sur les ex-tremes d’une ligne de cavalerie, queb