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Operation aussi importante; et, loinde chercher ä profiter de ces avanta-ges, it retourna ä Nice , et fit entrersestroupes dansles quartiers d’hiver.
Ees göneraux ennemis, apres avoirrallie les leurs, prirent egalement desquartiers d’hiver.
DIX-IIUIT BRUMÄIRE.
Arrivee doNapoleon en Trance . — Sensationqu’elle prodait.—Napoleon & PaT\s.—Les directeurs Roger-Ducos, Moulins ,Gohier, Sieyes. —Conduite de Napoleon.—RoädcveT, Lncien et Joseph, Tallej'rand,Touche, Beat. — Etat des partis. — Xiss’adressent tous h Napoleon. —Barras.—Napoleon d’accord avec Sieyes.—Espritdes troupes de lacapH&le. — Disposition»adoptees pourle 18. — .Tournee du 18 bru-maire. — Decret du conseil des anciens,qui transfere a Saint-Cloud le siege ducorps-legislatif. — Napoleon aux anciens.— Seance orageusc & Saint-Cloud. ■—Ajournement des conseils, ä trois mois.
Lorsqu’une döplorable faiblesse etune versatilite sans Gti se manifestentdans ies conseils du pouvoir ; lorsquecGdant tour ä tour u l’infiuence departis contraires, et vivant au jour lejour, saus plan fixe, sans marclie assu-ree, il a donnc la mesure deson insuf-fisancc, et que les citoyens les plusmoderes sont forces de convenir quel’etatn’est plus gouverne; lorsqu’enfin,ä sa nullite au dedans, l’admiuistralionjoint le tort le plus grave qu’ellepuisse avoir au yeux d’un peuple Ger,je veux dire l’avilissement au dehors,alors une inquietude vague se röpanddans la societe, le besoin de sa con-servalionragite, etpromenantsurelle-mßme sesregards, eile semble chercherun homme qui puisse la sauver.
Ce genie tutelaire, une nation nom-breuse le renferme toujours dans son
sein; mais quelquefois il tarde ä parai-tre. En effet, il ne suffit pas qu’il existe,il faut qu’il soit connu; il faut qu’il seconnaisse lui-möme. Jusque-la toutesles tentatives sont vaines, toutes lesmenees impuissantes; l’inertie du grandnombre protege le gouvernement no-minal, et, malgre son impöritie et safaiblesse, les efforts de ses ennemis neprövalent point contre lui. Mais quece sauveur, impaliemment attendu,donne tout ä coup un signe d’existence,rinslinct national ledevineetl’appelle,les obstacles s’aplanissent devant lui,et tout un grand peuple volant sur sonpassage semble dire: Le voilä!
§ 1 er .
Telle etait la Situation des espritsen France , en l’annöe 1799, lorsquele 9 octobre (16 vendömiaire an VIII),les fregates la Muiron , la Carrere, leschebecks la Revanche et la Fortune, vin-rent a la pointe du jour mouiller dansle golfe de Frejus .
Des qu’on eut reconnu des frdgatesfran§aises, on soupeonna qu’elles ve-naient d’Egypte . Le desir d’avoir desnouvelles de l’armee fit accourir enfoule les citoyens sur le rivage. Ilien-töt la nouvelle se repandit que Napo-leon etait ä bord. L’enthousiasme futtel que möme les soklals blessös sorti-rent des höpitaux malgrö les gardes,pour se rendre au rivage. Tout lemonde pleurait de joie. En un mo-ment la mer fut couverte de canots.Les officiers des balteries, les doua-niers, les öquipages des bütimensmouillös dans la rade, enfin tout lepeuple, assaillirent les fregates. Legenöral Pereymont, qui commandaitsur la cöte, aborda le premier. C’estainsi qu eiles eurent l’entrße; avant1 arrivee des priposes de la sante, la