DIPLOMATIE. — GUERKE.
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fram;aise, craignit un engägement ge-neral ; il se replia sur la rive gauclieMincio, ue conservant, sur la
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droite.
que Goito et Borghetto. Le re-
sur
sultat des pertes des Autrichiens,toute la ligne, fut de cinq a six Centshomnaes prisonniers. Le quartier-ge-
J)6ral des Francais fut place ä Mozem-
bano.
^ fallait, le jour möme, jeter desp°nts sur le Mincio, le franchir, etPoursuivre l’ennemi. Une riviered aussi peu de largeur est un leger°bstacle, lorsqu’on a une position quiNomine la rive opposee, et que de lä,mitraille des batteries depnsse aul°in l’autre rive. A Mozembano, aumoulin de la Volta, l’arlillerie peutbattre l’autre rive ä une grande dis—knce, sans que l’ennemi trouve unePosition avantageuse pour Vötablisse-oaent de ses batteries. Alors le pas-sa ge n’cst röellement rien; l’ennemioo peut pas möme voir le Mincio, qui,semblable ä un f'osse de fortification,
couvre les batteries de toute attaquiBans la guerre de siege, coinndans celle de Campagne, c’est le c<nou qui joue le principal röle; ilfait une revolution totale. Les hauremparts en maconnerie ont du ötiabandonnes pour les feux Tasansrecouverts par des masses de terrl-’usage de se retrancher chaque jouen etablissant un camp, et de se troVe r en sürete derriere de mauveP'eux, plantös ä cöte les uns des ai^ res > a du ötre aussi abandonnö.
Du moment oü Von est maitre d’uiPosition qui domine la rive opposös > eile a assez d’ötendue pour qi’°n puisse y placer un bon nombde pieces de canon, on acquiert bbdes facilites pour le passage deT Diöre. Cependant, si la riviere adeux cents 4 cinq cents toises
large, l’avantage est bien moindre;parce que votre mitraille n’arrivantplus sur l’autre rive, et l’eloignementpermettant ä l’ennemi de se döfilerfacilement, les troupes, qui defendentle passage, ont la faculte de s’enterrerdans des boyaux, qui les mettent äl’abri du feu de la rive opposee. Si lesgrenadiers, charges de passer pourproteger la construction du pont, par-viennent ä surmonter cet obslacle, ilssont ecrases par la mitraille de l’en-nemi, qui place ä deux cents toises dudebouche du pont, est ä portee defaire un feu tres meurtrier, et est ce-pendant eloigne de quatre ou cinqcents toises des batteries de l’armeequi veut passer; de sorte que l’avan-tage du canon est tout entier pour lui.Aussi, dans ce cas, le passage n’est-ilpossible, que lorsqu’on parvient ä sur-prendre completement l’ennemi, etqu’on est favorise par une ile inter-mediaire, ou par un rentrant tresprononce, qui permet d’etablir desbatteries croisant leurs feux sur lagorge. Cette ile ou ce rentrant formealors une töte de pont naturelle, etdonne tout l’avantage de l’artillerie äl’armee qui attaque.
Quand une riviere a moins desoixante toises de large, les troupesqui sont jetees sur l’autre bord, pro-tegöes par une grande superiorited’artillerie et par le grand commande-ment que doit avoir la rive oü eile estplacee, se trouvent avoir tant d’avan-tage, que, pour peu que la riviereforme un rentrant, il est im possibled’empöcher l’ötablissement du pont.Dans ce cas, les plus habiles generauxse sont contenles, lorsqu’ils ont puprevoir le projet de leur ennemi, etarriver avec leur armee sur le pointmenace , de s’opposer au passage dupont, qui est un vrai defilö, en se pla-