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Tome sixième.
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DIPLOMATIE.

appuyee au Mincio, fut placee vis-ä—vis de Molino, et protegee par le feude l’artillerie des hauleurs de la rivedVoite , qui dominent toute la plaine.Une digue uugvnentait encore la forcede cette gauche. Lors du passage,i ennemi 6tait peu nombreux. Sur lesdix heures, le general Dupont apprit( iee le passage que le general Brunedevait effoctuer devant Mozembano,etait remis au lendemain. Le generaldupont aurait du sur-le-champ fairere Passer sur la rive droite, la masse deses treupes, en ne laissant, sur la rivegauche, que quelques bataillons, poury etablir une töte depont, sous la pro-tection de ses batteries. D’ailleurs, jPosition ötait teile, que l’ennemi nepouvaitapprocher jusqu au pont. Lette°Pöration ayant tout l’avantage d’uneHausse attaque, aurait partagü V atten-tion de l’ennemi. L’on aurait pu, ä laPointe du jour, avoir forcö la ligne deValleggio ä Salionzo, avant que toutel’armee ennemie n’y eüt 6te röunie.Le general Dupont resta cependantdans sa position sur la rive gauche.Bellegarde, proQtant de l’avantageque lui donnait sou camp retranchede Valleggio et de Salionzo, marchaavec ses reserves contrel’aile droite. Onse battit sur ce point, avec beaucoupd’opiniätrete; les generaux Suchet etDavoust accoururent au secours du ge-ocral Dupont; et un combat tres san-gtant, oü les troupes deployerent laPlos grande valcur, eut lieu sur cepoint, entre vingt ä vingt-cinq mille^ranpais, et quarante a quarante-cinqmille Autrichiens, dans l’arrondisse-^ent d’une armöe, qui sur un champde bataille de trente lieues carrees,av ait quatre-vingt mille Franpaisooutre soixante mille Autrichiens.t^est au village de Pozzolo que se pas-*® t’aetion la nlus vive; la gauche,

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protegee par le feu de l’artillerie de larive droite et par la digue, ötait plusdißieile ä attaquer. Pozzolo, pris etrepris alternativement par les Au-trichiens et par les Francais , resta en-fin ä ces derniers. Mais il leur encoüta bien eher; ils y perdirent l’elitede trois divisions , et üprouverent aumoins autant de mal que Vennemi. Labravoure des Francais fut mal em-ployee; et le sang de ces braves neservit qu’ä reparer les fautes du ge-neral en chef, et celles causees parl’ambition inconsideree de ses lieute-nans-generaux. Le general en chef,dont le quartier-general etait ä deuxlieues du champ de bataille, laissa sebattre toute sou aile droite, qu’il sa-vait avoir passö sur la rive gauche,saus faire aucune disposition pour lasecourir. Lue teile conduite n’a be-soin d’aucun commentaire.

II est impossible d’expliquer com-ment Brune, qui savait que sa droiteavait passö et ötait aux mains avecrennemi, ne se porta pas ä sou secours,n’y dirigea pas ses pontons pour yconstruire un autre pont. Pourquoidu moins, puisqu’il avait adoptö leplan de passer sur deux points, nechoisit-il pas Mozembano, en profitantdu mouvement oü ötait 1’armöe autri-chienne, pour s’emparer de Salionzo,de Valeggio, et torober sur les derrieresdes ennemis? Suchet et Davoust nevinrent au secours de Dupont, que deleur propre mouvement, ne prenantconseil que de la force des övene-mens.

Le 25, le gönöral Marmont pla?,ases batteries de rdserve sur les hau-teurs de Mozembano , pour protögerla construction des ponts ; c’etaitbieninutile. L’ennemi n’avait garde de ve-nir se placer dans un rentrant de troismille toises de corde, pour disputer