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Tome sixième.
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NOTES SUR LES IIUIT PREMIERS VOEUMES

DE L’OUVRAGE INTITULä

l'KM IN Düs EVIäNEMENS MILITAIRES

ou

ESSAI 11ISTOKIQUE SUR LES CAMPAGNES DE 1799 A 1814.

Cct ouvrage est ecrit avec facilite. IIjustifie son titrc. Sa lecture a 6te l’ob-jet d’un grand nombrc d’observations.Dans les quatre notes que nous met-tons ici, nous ne traiterons que de cequi est relatif, 1° ä la politique de l'itt;2° au g6neral Moreau; 3° ä l’armisticenaval; 4° aux differentes assertionssur les guerres d’Egvpte.

P« NOTE. —POLITIQUE DE PITT.

(Tome III, page 1, isooj

.« Ce celebrc ministre, dit-il en

k parlant de Pitt, fidelc aux principes de la» vicille politique insulaire, n’admettait» aucunogaranlie tant que la France con-» serverait, avec la Bclgique et la disposi-» liondes rcssources maritimes de la Ilollan-» de, unc Situation toujours hostile contre» l’Anglcterre.— Depuis la ccssion dos l’ays-» Das ä la France , coiiscntie par la maison» d’Aulricho, au trailö de Campo-Formio,» 1c but de la guerre ecliappait au gouver-» neinent anglais , tous ses efforts tendaientB a le ressaisir. M. Pitt etait convaincu que,» pour arrachcr aux Francais cette belle» conqudte, il faliait epuiser les ressourccs» de la France , et la consumer en portant» dans son sein une guerre que la furcurdes» partis comprimös, et l’iudignation desu puissances humiliees, devaient lui rendre» a jamais funesle, si eile en devenait le•< UuittUc. — Lu conquölu de l ltalie, et tous

» lesavantages remportes par lcsallies pen-» dant la Campagne de 17119, ne suffisaient» plus pour romettre en queslion la relro-» cession de la Bclgique, parco que ces» avantages etaient balancds surle llhinpar» la victoiro de Zürich , et dans le nord par» le mauvais succds de l’expddition sur les» cdtes de Ilollandc. La continualion de la» guerre etait donc invariablement resolue» par le ministere anglais , avant les ouver-» tures faites par Uonaparte. Elles donne-» ront lieu ä de vifs dcbals dans lo parle-» ment; los principaux oratcurs du parti de» l'opposition, remontörent jusqu’aux pre-» rniercs causcs de la guerre. Us en attri-» buerent l'explosion, les malheurs, la per-» petuite, k ceux qui voulaient etablir l’im-» mutabilitü des gouvernemens, etl’aliena-» tion irrevocable de la souverainete comme» base foudamcntale d’un pacte social pour» le maintien duquel toutes les puissances» devraient ötre i jamais solidaires.—n MM. Erskine, Fox et Sheridan, so distin-» guerent dans cette discussion memorable "•» ils opposörent k la doctrino dos gouverne"» mens de l’Europe moderne, les plus fort»» argumens que purent leur fournir le*» principes du droit nalurel et du droit p 0 '» lilique, l’esprit et la marche du siccle, l® 8» cxemplcs tires de leur propre histoire,

» chnngement de Systeme en France , qu’ü 8» trouvaient favorable au rdtablissomeut d®» la paix. »

1» Lc ministre anglais a-t-il pu serefuser aux ouvertures quo lui a fa^ 6 *