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les reunir pour en former l’avant-garde de l’armee? comment vouloirqu’ils s’eloignent ä trois cents toisesde Ia ligne, entremöles avec des pelo-tons de cavalerie legionnaire? II n’cstpas necessaire d’apprendre aux soidatsä courir. ä sauter, ä se caclier derriereun arbre ; mais il les faut accoutnmer,lorsqu’ils sont eloignes de leurs chefs,ä conserver leur sang-froid, ä ne passe laisser dominer par une vaincepou-vante;setenirtoujours aportee les unsdes autres, de maniere qu’ils se flan-quentcntre eux, sereunissentau petitpas quatre a quatre, avant que les tirail-leurs de cavalerie aient pulessabrer;qu’ils se pelotonnenthuit ä huit, seizeä seize, avant que l’esc-adron n’ait pules charger ; et rejoigncnt ainsi, sansprecipitation, faisant souvent volletace, la reserve oü sc trouve le capi-taine, qui, avec le tiers de ses tirail-leurs, ranges en bataille, reste ä por-t6e de fusil. La Compagnie ainsi reu-nie doit former le bataillon carr6, oufaire un changement de front, ou eom-mencer sa retraite, se retournant,lorsqu’elle est trop presste, au com-mandement: Demi-tour ä drohe , com-mencez le feu; ä un coup de baguette,recommencer la retraite et rejoindreainsi le chef de bataillon, qui lui-mö-me est reste en reserve avec le tiers deses hommes. Alors le bataillon se meten colonne, ä distance de pelolon, etmarche ainsi en retraite. Au comman-dement: Halte, pelolon, ä drohe et «gauche en bataille, feu de deux ränge,il forme le bataillon carre et repoussela Charge de la cavalerie; au commari-dement: Continnez la retraite, il romptle carrö, forme les divisions, etc., oubien il execute avec sang-froid uneretraite en 6chiquier, sur la positionindiqude, soit en refusant la droite,
1)E NAl’OEKON.
soit en refusant la gauche. Voilä cequ’il faut apprcndre aux voltigeurs ,et s’il pouvait y avoir deux espec eSd’infanterie, l’une pour servir en t*'railleurs, l’autre pour rester enligne, il faudrait choisir les plus i' 18 '"Iruits pour aller en tirailleurs.eilet, les compagnies de volontair cS ’qui vont plus souvent en tirailleU^que les autres, sont celles qui man® 11 'vrent le mieux de l’armöe, parce d u0ce sont celles qui en ont senli p' ussouvent le besoin. C’est avoir bienlu les autcurs grecs et latins que ^faire de pareillesapplications : ilauf 31 *'mieux valu passer ce temps ä confer etavec un caporal de voltigeurs, ou u 3vieux scrgent de grenadiers; ils euS"sent donne des idees plus saines.
2“ Jusqu’ü present un bataillon cofl 1 'posd de plus ou moins de comp 3 ''gnies, a 6t<$ place en bataille, de ta rnierc ä avoir un commandant ä ^droite, un ou plusicurs au centre, ^un ä ia gauche; ä ce qu’un capitain 0eutloujours sousscs ordres ses m6®ß solliciers, ses mCmes sergens , et ceU*'ci les rnörnes caporaux, les m6m eSsoidats. Il n’dlait. pas possiblc que l’° psupposät qu’un jour l’on proposer 31 *serieusemcnt de ranger en bataille ui> 6compagnie sur un rang, de sort equ’elle s’etendit sur un front de soixafd®toises, son capitaine d la droite, s o11lieutenant ä la gauche ; de pla cffderriere les troisieme et deuxie® 0compagnies et en serre-files lessous-lieutenans. Les trois capitai ,,eSdu bataillon, ranges l’un derriere 1’ 3Utre, scront tues par un coup de can°^les trois lieutenans le scront p 3f ; .deuxieme coup, le capitaine ph® 6la droite pourra-t-il se faire ente®dre a la gauche, lorsquc le chef ^bataillon qui est place au centre le •'