Band 
Tome sixième.
Seite
348
JPEG-Download
 

348

MEM01KES

les reunir pour en former lavant-garde de larmee? comment vouloirquils seloignent ä trois cents toisesde Ia ligne, entremöles avec des pelo-tons de cavalerie legionnaire? II ncstpas necessaire dapprendre aux soidatsä courir. ä sauter, ä se caclier derriereun arbre ; mais il les faut accoutnmer,lorsquils sont eloignes de leurs chefs,ä conserver leur sang-froid, ä ne passe laisser dominer par une vaincepou-vante;setenirtoujours aportee les unsdes autres, de maniere quils se flan-quentcntre eux, sereunissentau petitpas quatre a quatre, avant que les tirail-leurs de cavalerie aient pulessabrer;quils se pelotonnenthuit ä huit, seizeä seize, avant que lesc-adron nait pules charger ; et rejoigncnt ainsi, sansprecipitation, faisant souvent volletace, la reserve sc trouve le capi-taine, qui, avec le tiers de ses tirail-leurs, ranges en bataille, reste ä por-t6e de fusil. La Compagnie ainsi reu-nie doit former le bataillon carr6, oufaire un changement de front, ou eom-mencer sa retraite, se retournant,lorsquelle est trop presste, au com-mandement: Demi-tour ä drohe , com-mencez le feu; ä un coup de baguette,recommencer la retraite et rejoindreainsi le chef de bataillon, qui lui--me est reste en reserve avec le tiers deses hommes. Alors le bataillon se meten colonne, ä distance de pelolon, etmarche ainsi en retraite. Au comman-dement: Halte, pelolon, ä drohe et «gauche en bataille, feu de deux ränge,il forme le bataillon carre et repoussela Charge de la cavalerie; au commari-dement: Continnez la retraite, il romptle carrö, forme les divisions, etc., oubien il execute avec sang-froid uneretraite en 6chiquier, sur la positionindiqude, soit en refusant la droite,

1)E NAlOEKON.

soit en refusant la gauche. Voilä cequil faut apprcndre aux voltigeurs ,et sil pouvait y avoir deux espec eSdinfanterie, lune pour servir en t*'railleurs, lautre pour rester enligne, il faudrait choisir les plus i' 18 '"Iruits pour aller en tirailleurs.eilet, les compagnies de volontair cSqui vont plus souvent en tirailleU^que les autres, sont celles qui man® 11 'vrent le mieux de larmöe, parce d u0ce sont celles qui en ont senli p' ussouvent le besoin. Cest avoir bienlu les autcurs grecs et latins que ^faire de pareillesapplications : ilauf 31 *'mieux valu passer ce temps ä confer etavec un caporal de voltigeurs, ou u 3vieux scrgent de grenadiers; ils euS"sent donne des idees plus saines.

2 Jusquü present un bataillon cofl 1 'posd de plus ou moins de comp 3 ''gnies, a 6t<$ place en bataille, de ta rnierc ä avoir un commandant ä ^droite, un ou plusicurs au centre, ^un ä ia gauche; ä ce quun capitain 0eutloujours sousscs ordres ses m6®ß solliciers, ses mCmes sergens , et ceU*'ci les rnörnes caporaux, les m6m eSsoidats. Il ndlait. pas possiblc que l° psupposät quun jour lon proposer 31 *serieusemcnt de ranger en bataille ui> 6compagnie sur un rang, de sort equelle setendit sur un front de soixafd®toises, son capitaine d la droite, s o11lieutenant ä la gauche ; de pla cffderriere les troisieme et deuxie® 0compagnies et en serre-files lessous-lieutenans. Les trois capitai ,,eSdu bataillon, ranges lun derriere 1 3Utre, scront tues par un coup de can°^les trois lieutenans le scront p 3f ; .deuxieme coup, le capitaine ph® 6la droite pourra-t-il se faire ente®dre a la gauche, lorsquc le chef ^bataillon qui est place au centre le'