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Tome sixième.
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MEMQIKES DE NAPOLEON .

Porquerolles et de Porteros, l’ennemise retira dansla rade de Porto-Ferrajo,oü il debarqua une graude partie desömigres toulonnais .

La nouvelle de la prise de Toulon ,au moment oü on s’y attendait lemoins, fit un effet prodigieux danstoute la France et dans toute l’Europe.Le 25 decembre, la Convention or-donna une föte nationale : la prise deToulon fut le signal des succes qui ontillustre la Campagne de 1794. Peu detemps aprös, l’armee du Rhin repritles lignes de Weissembourg et deblo-qua Landau. Dugommier, avee unepartie de l’armee, partit pour lesPyrenees-Orientales , oü Doppet nef'aisait que des sottises. Une autrepartie de cette armee fut envoyüe dansla Vendöe ; beaucoup de bataillons re-tournerent ä l’armee d’Ilalie. Dugom-mier donna l’ordre ä Napolöon de lesuivre, mais il arriva d’autres ordresde Paris , qui le chargerent de röarmerd’abord les cötes de la Möditerranöe,spöcialemcnt Toulon , et de se rendreensuite ä l’armee d’Italie, pour ycomraander l’arme de l’artillerie.

A ce siege a commence la reputationde Napoleon . Tous les generaux, re-prösentans et soldats qui avaient en-tendu les avis qu’il avait donnös dansles diflerens conseils, trois mois avantla prise, ceux qui avaient 6t6 temoinsde son activitö, prösagerent la carrieremilitaire qu’il a depuis remplie. Desce moment, la confiance de tous lessoldats d’Italie lui fut acquise. Dugom-mier ecrivit au comite de salut public,en demandant pour lui le grade degeneral de brigade, ces propres mots:recompensez et avancez ce jeuneliomme, car si on elait ingrat envers lui,il s'avancerait tout seul. A l’armöe desPyrenees, Dugommier parlait sanscesse de son commandant d'artillerie

de Toulon , et en avait inculquhaute opinion dans l’esprit des ^raux et officiers, qui, depuis, de 1 ^mee d’Espagne se rendirent en 1De Perpignan il lui envoyait des coriers ä Nice lorsqu’il remportaitsucces.

§ X.

1° II y a trois especes de hattet 1 ^de cötes : celles de la premiere d® 9sont destinöes ä defendre un p 01 ’*'une rade oü peut mouiller une esca ^celles de la seconde classe ü defe nun port marchand ou une radepeuvent mouiller seulement les bmens de commerce; enfin, celle 9troisieme classe, dont le but estprotüger le cabotage. Les batterie 9premiere classe doivent ötre coiflP 0söes de douze pieces de trente .1quatre pieces de seize ou de diX'* ,uen bronze, avec un gril ä bouletsges, quatre mortiers de douze p° u ^ä la Gomer : total, vingt bouche 9

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de

feu, indöpendamment de huitp' elde Campagne, trois de six, troisdouze, et deux pour defendre lag 0 ’^et la plage voisine et flanquer la bterie. Ces batteries doivent avoiD a ^ egorge, une tour du modele n° 1, arI *J ede quatre caronnades de vingt-ü 0 ® ^ou quatre piöces de douze sur sa P ,plate-forme, etcontenantun logeü 1pour soixante liommes, un magas' 11vivres capable de contenir le bis cU ^la farine, les legumes, le vin, la via® jsalee, l’huile, le tabac pour cent v >®^hommes pendant vingt jours: un 1gasin ä poudre, capable de contenüpoudres et gargousses pour fi ua „mille coups de canon, ou deux ccoups par piece; un petit alelier Pvant contenir une forge, le charles outils, les fers, les pieces de ^change, pour reparer les allüts.